Laurent Berger a été reçu par la Première ministre ce mardi 16 mai.
Il a salué une "volonté d'écoute" de la part d'Élisabeth Borne, même s'il entend "juger sur pièces".
Il met également la pression sur les députés, afin qu'ils examinent la proposition d'abrogation de la réforme des retraites déposée par le groupe Liot.

Il prévient. Mardi 16 mai, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger a été reçu par la Première ministre Elisabeth Borne.  À l'issue de son entrevue, Laurent Berger a mis en garde le gouvernement. En juin prochain, l'Assemblée nationale examinera une proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites. Empêcher cet examen "serait inacceptable", a-t-il estimé.

"Ce serait inacceptable que (cette) proposition de loi ne soit pas examinée par le Parlement" comme prévu le 8 juin, a-t-il déclaré, ajoutant que son syndicat "continuera (la) mobilisation sur la question des retraites" avec notamment une 14e journée de grève et de manifestation le 6 juin

On ne se contentera pas de mesurettes
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT

Quelques heures plus tôt, la cheffe du groupe Renaissance à l'Assemblée, Aurore Bergé, avait mis en doute la recevabilité de cette proposition de loi "qui coûte 15 milliards d'euros" et dont les auteurs "savent pertinemment que même si elle devait être adoptée, elle n'irait pas au bout" de son parcours législatif. "Les manœuvres qui consisteraient à ne pas examiner la proposition de loi seraient la marque d'un mépris supplémentaire", a prévenu le leader cédétiste.

En dehors de cette échéance du 8 juin, le leader syndical - qui quittera la CFDT le 21 juin - salue une "volonté d'écoute" de la part d'Élisabeth Borne. "On ne nous a pas dit non à chaque fois qu’on proposait quelque chose", a-t-il estimé devant les journalistes. "On a commencé par dire qu’on avait deux sentiments : un ressentiment alimenté par la colère des travailleurs et une exigence pour le travail, l'emploi et la Sécurité sociale. On ne se contentera pas de mesurettes", a-t-il rappelé. 

Pour autant, il s'est montré prudent, qualifiant ce rendez-vous de "premier tour d'horizon". Il s'agissait de la première rencontre entre le syndicat et la cheffe du gouvernement depuis le début du mois d'avril dernier. Et ce, avant de fixer une prochaine échéance, en juillet, pour "déterminer" quel sera "l'agenda social". Ces discussions serviront-elles à quelque chose ? "On jugera sur pièces", s'est borné à dire Laurent Berger, aux côtés de celle qui devrait lui succéder Marylise Léon.


Benoît LEROY avec Sehla BOUGRIOU

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