En cette 11e journée de contestation contre la réforme des retraites, le député de la France insoumise a contesté un essoufflement du mouvement de mobilisation.
Selon lui, une large partie de la population continue de s'opposer au texte.
Il a par conséquent appelé le président à être "raisonnable" et à retirer sa réforme.

Quelle mobilisation pour cette 11e journée de contestation ? Au lendemain d'une rencontre entre Matignon et l'intersyndicale qui n'a pas abouti et alors que les Français sont appelés à manifester une nouvelle fois dans la rue leur opposition à la réforme des retraites, Manuel Bompard s'est montré optimiste quant à la mobilisation, contestant un possible essoufflement du mouvement.

"Il ne peut pas gouverner contre tout le monde"

"Ça fait plusieurs semaines maintenant que chaque semaine, on dit 'le mouvement va s'essouffler', ce que j'observe pour l'instant, c'est que celui qui s'essouffle en termes de popularité, c'est plutôt le Président de la République", a mis en avant le député LFI des Bouches-du-Rhône, citant les sondages montrant par ailleurs que les Français continuent de soutenir fortement la mobilisation.

Le coordinateur de la France insoumise a par conséquent réitéré un appel au retrait du texte, jugeant qu'Emmanuel Macron devait être "raisonnable". "Il ne peut pas gouverner contre tout le monde", a souligné Manuel Bompard. "Je veux appeler à la raison", a répété le responsable politique en s'adressant directement au Président de la République. "Vous allez abimer la démocratie si vous continuez dans cet entêtement, dans ce déni, si vous continuez d'être calfeutré à l'Élysée en faisant comme s'il ne se passait rien. Quand il y a une mobilisation aussi massive, il faut l'écouter, il faut être raisonnable."

La Nupes, dont la France insoumise fait partie, a par ailleurs déposé un recours contre le projet de réforme des retraites auprès du Conseil constitutionnel. 

Celui-ci doit donner ses résultats le 14 avril prochain. Manuel Bompard a néanmoins d'ores et déjà estimé que la mobilisation contre le texte se poursuivrait, même s'il n'est pas censuré par les Sages. "On a le droit de considérer, même si le Conseil constitutionnel le valide, que le texte est mauvais et donc de continuer à se battre contre", a résumé l'élu de Marseille.


Aurélie LOEK

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info