La bataille des retraites

VIDÉO - Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron sur TF1

par J.F
Publié le 22 mars 2023 à 16h37
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Emmanuel Macron était l'invité des 13 heures de TF1 et France 2 ce mercredi 22 mars, notamment pour faire le service après-vente de la réforme des retraites.
Le chef de l'État a redit qu'elle était "nécessaire" et qu'il assumait l'impopularité qui découlait de ce projet et de la méthode utilisée pour le faire voter.
Il a également dressé quelques perspectives pour les prochains mois.

Plus de 30 minutes pour revenir sur la réforme des retraites, la contestation sociale, et fixer le cap des mois à venir. Ce mercredi, Emmanuel Macron a répondu aux questions de Marie-Sophie Lacarrau (TF1) et Julian Bugier (France 2). Voici ce qu'il faut en retenir.

Une réforme "nécessaire", pour laquelle il est prêt à assumer "l'impopularité"

Malgré la contestation, le président de la République a estimé que la réforme des retraites était "nécessaire". "Il n'y a pas 36 solutions" à part reculer l'âge légal de départ à 64 ans pour sauvegarder le système par répartition, a-t-il estimé. Le chef de l'État a souhaité que le projet phare de son second quinquennat entre "en vigueur d'ici la fin de l'année" pour notamment qu'1,8 million de retraités "commencent à être augmentés d'environ 600 euros par an en moyenne".  

"S'il faut derrière endosser l'impopularité aujourd'hui, je l'endosserai", affirme le président. "Moi, je ne cherche pas être réélu (...) mais, entre les sondages de court terme et l'intérêt général du pays, je choisis l'intérêt général du pays."

"On ne peut accepter ni les factieux ni les factions"

"On ne peut accepter ni les factieux ni les factions" après l'adoption par 49.3 de la réforme des retraites, a déclaré Emmanuel Macron, dénonçant chez des manifestants des "groupes qui utilisent la violence". "Quand les États-Unis d'Amérique ont vécu ce qu'ils ont vécu au Capitole, quand le Brésil a vécu ce qu'il a vécu (...), je vous le dis très nettement", "on ne peut accepter ni les factieux ni les factions", a expliqué le chef de l'État en référence à des épisodes insurrectionnels vécus par les institutions dans ces deux pays. "On ne tolèrera aucun débordement", a-t-il ensuite insisté.

Borne garde la "confiance" d'Emmanuel Macron

"Elle a ma confiance pour conduire cette équipe gouvernementale", a dit le chef de l'État à propos de sa Première ministre, avant de lui donner des objectifs tangibles qui pourraient lui faire changer d'avis si la cheffe du gouvernement ne les remplissait pas. 

"Je souhaite que la Première ministre puisse bâtir cet élargissement de la majorité dans les semaines à venir, et j'espère qu'elle y parviendra", a-t-il précisé. "Le mandat que je lui ai donné, c'est de continuer à élargir cette majorité autant qu'elle le pourra, avec les femmes et les hommes de bonne volonté qui de droite et de gauche sont prêts sur les priorités que j'ai fixées à avancer avec elle. Peut-être textes par textes, je ne suis pas en train de dire aujourd'hui qu'on peut bâtir des accords de gouvernement et de coalition", a ajouté Emmanuel Macron.

Une "contribution exceptionnelle" des grandes entreprises

Emmanuel Macron va demander à son gouvernement de travailler sur une "contribution exceptionnelle" des grandes entreprises qui réalisent des superprofits. "Il faut entendre le besoin de justice", a expliqué le président de la République, tentant de répondre à la colère exprimée contre sa réforme des retraites. "Quand on voit des entreprises qu'on a aidées, il y a un peu de cynisme à l'œuvre. Il y a de grandes entreprises qui ont des revenus tellement exceptionnels qu'elles en arrivent à utiliser cet argent pour racheter leurs propres actions." 

Interrogé à ce sujet au Sénat, mercredi après-midi, Bruno Le Maire a indiqué qu'il pourrait s'agir, par exemple, d'un doublement des primes versées aux salariés au titre de la participation pour toutes les entreprises qui pratiquent ces rachats d'actions. 

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Engager un chantier sur le travail

Emmanuel Macron veut rouvrir les discussions avec les partenaires sociaux pour réformer le travail, d'ici "trois semaines, un mois". Il l'assure : pour les métiers dits difficiles, si "on est honnête avec nous-mêmes, ce n'est pas 62 ou 64 ans qui est le problème : le vrai sujet, c’est celui de l’usure professionnelle et des fins de carrières". Emmanuel Macron souhaite ainsi avancer sur ces sujets, ainsi que sur les reconversions. "La deuxième chose, c’est sur les progressions de carrières", a poursuivi le chef de l'État, qui veut qu’on ait, "sous toutes les branches en-dessous du minimum légal, une réponse pour tous ces métiers insuffisamment payés".


J.F

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