Ce lundi, le président de la République a affirmé à la majorité qu'il fallait "continuer à tendre la main" aux syndicats.
Contre la réforme des retraites, une 10e journée de mobilisation est prévue dans toute la France mardi 28 mars.

Ce lundi 27 mars, Emmanuel Macron a reçu à l'Élysée Elisabeth Borne pour discuter de l'après-réforme des retraites, qui continue de susciter une forte opposition sociale dans le pays. Une réunion élargie ensuite aux principaux cadres de la majorité, au cours de laquelle le président de la République a souligné qu'il fallait "continuer à tendre la main aux forces syndicales", selon des propos rapportés par un participant à l'AFP.

Une pause demandée par la CFDT

Cette rencontre s'est dont tenue à la veille de la dixième journée de mobilisation contre le texte, adopté sans vote par l'article 49.3 de la Constitution. Mais aussi dans un contexte de tensions avec les syndicats, et notamment avec la CFDT de Laurent Berger qui a appelé à un temps mort de de six mois dans le projet de réforme des retraites. 

Selon ce même participant, "le texte de fait est en pause" le temps de son examen, d'ici fin avril par le Conseil constitutionnel. "L'idée serait d'utiliser ce temps et le mettre à profit pour évoquer tous les autres sujets" liés aux conditions de travail et à l'emploi des seniors. Au cours de la réunion, Emmanuel Macron a eu l'occasion de "demander à la majorité d'utiliser les trois prochaines semaines pour discuter avec les élus, les maires, les partenaires sociaux pour apaiser, continuer à mettre en œuvre les réformes et réparer les services publics".

Le chef de l'État s'en est également pris à la France Insoumise, fermement opposée à la réforme des retraites, qui aurait "un réel projet politique" pour "délégitimer l'ordre raisonnable, nos institutions, ses outils".


C.Q

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