Nommée ministre de la Culture, la sarkozyste Rachida Dati fait une entrée surprise, vendredi 12 janvier, dans le gouvernement composé par Gabriel Attal.
Invitée de "Bonjour ! La Matinale TF1", la députée LFI de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain, s'est dit "inquiète" après la nomination de la maire LR du VIIe arrondissement.

C'est la surprise du gouvernement de Gabriel Attal. La maire LR du VIIe arrondissement, Rachida Dati, a été nommée, jeudi 11 janvier, ministre de la Culture, en lieu et place de Rima Abdul Malak, évincée après être restée un an et demi en poste rue de Valois. Un débauchage qui a valu à l'ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy, qui ambitionne de conquérir Paris dans deux ans, d'être exclue immédiatement de sa famille politique par le président des Républicains, Éric Ciotti. 

"C'est un visage qui parle beaucoup, mais il ne faudrait pas que ça masque ce remaniement, qui est un faux suspense. Ça fait des jours que l'Élysée feuilletonne pour un résultat qui, dans son ensemble, est très semblable au précédent gouvernement", a affirmé, vendredi 12 janvier, la députée LFI de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain, invitée d'Adrien Gindre dans "Bonjour ! La Matinale TF1". "Je ne voudrais pas que le débat autour de sa personnalité masque que c'est un gouvernement qui va continuer, persévérer dans son action, pour reprendre le terme de Gabriel Attal, qui a dit sur TF1 qu'il veut 'des résultats' et 'de l'action'."

Elle est une traître à sa famille politique
Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis

"Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne nouvelle pour le monde de la culture", a poursuivi l'élue d'extrême gauche. "Ce n'est pas un thème sur lequel elle a travaillé, sur lequel elle est identifiée. Je suis assez inquiète d'avoir une femme franchement de droite à ce poste-là et qui n'a pas spécialement de vision sur le sujet. Ça dit le mépris du président de la République, à mon avis, sur ce secteur de la culture qui mériterait enfin d'être investi. J'appelle la gauche à reprendre la main sur ces questions".

En juin 2022, à l'occasion des législatives, Clémentine Autain et Rachida Dati s'étaient écharpées sur le plateau de TF1. Un contentieux sur lequel la députée insoumise est revenue. "Moi je suis prête à débattre. Mais pour débattre, il y a besoin d'être deux. Rachida Dati, souvent sur les plateaux de télévision, n'a pas envie de débattre. Elle assène, elle dit une chose puis l'autre. Regardez ce qu'elle a dit sur la macronie. Elle a dit que c'est l'alliance 'des traîtres de gauche et de droite'. Elle est une traître à sa famille politique en allant dans la macronie", a fustigé l'ancienne conseillère régionale d'Île-de-France.

"Elle-même fait des idées des actes. Elle-même est opportuniste", a-t-elle dénoncé. "Elle-même est mise en examen (pour "corruption" et "trafic d'influence" dans l'enquête sur ses prestations de conseil auprès de l'ex-PDG de l'alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn, ndlr). Elle-même a été dans des gouvernements qui ont cassé l'école publique et ont accru les discriminations et les logiques racistes. Je peux débattre avec elle, mais je ne crois pas que ce soit une femme qui aime véritablement le débat."


Y.R.

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