Affaire Quatennens : le député LFI dans la tourmente

VIDÉO - Sandrine Rousseau se défend d'avoir "dénoncé" Julien Bayou "sur la place publique"

J.F
Publié le 23 septembre 2022 à 18h43
JT Perso

Source : TF1 Info

Ce vendredi sur LCI, Sandrine Rousseau s'est défendue d'avoir "dénoncé sur la place publique" le secrétaire national d'EELV Julien Bayou en révélant avoir reçu chez elle son ex-compagne qui l'accuse de violences psychologiques.
"Si je n’avais pas dit les choses, que se serait-il passé ? On m’aurait reproché de couvrir, de mentir", a estimé la députée écologiste.

Sandrine Rousseau devait-elle rapporter sur un plateau de télévision avoir reçu chez elle une femme accusant le secrétaire national d'EELV Julien Bayou de "comportements de nature à briser la santé morale des femmes" ? Quelques jours après l'affaire Adrien Quatennens, son témoignage avait suscité l'émoi chez les écologistes et poussé à la mise en retrait de Julien Bayou de ses fonctions de co-président des députés EELV. Accusée par des opposants d'avoir jeté en pâture le secrétaire national de son parti et critiquée pour ses méthodes, elle s'en est défendue ce vendredi sur LCI.

Je ne préjuge pas de la culpabilité ou de la non-culpabilité

Sandrine Rousseau

"Non, je ne dénonce pas sur la place publique. Je refuse de dire que je dénonce sur la plaque publique. C’est Julien Bayou lui-même qui a sorti cette affaire [en juillet dernier dans une interview au Figaro, ndlr], Nous Toutes qui a fait un tweet [lundi, quelques heures avant l'émission de télé à laquelle elle était invitée] et je répondais à une question en toute sincérité et je ne préjuge pas de la culpabilité ou de la non-culpabilité. J’ai dit en toute transparence et avec sincérité ce que j’ai vu, moi, de mes yeux", a-t-elle expliqué. Sandrine Rousseau assure avoir parlé "en accord" avec l'ex-compagne du député de Paris et dévoilé, là-encore "en accord" avec elle, qu'elle avait fait une tentative de suicide quelques semaines après leur entrevue.

Interpellée par les journalistes sur ses méthodes, Sandrine Rousseau a répliqué : "Je vous renvoie une autre question qui est : si je n’avais pas dit les choses, que se serait-il passé ? On m’aurait reproché de couvrir, de mentir quand c’est dans mon parti. 

La lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes est ma valeur, la valeur que je défends comme l’écologie et que c’est supérieur à tout appareil." 

Est-ce qu’une cellule interne à un parti politique est véritablement la meilleure manière de gérer ?

Sandrine Rousseau

"Ça faisait trois mois que la cellule [d'enquête contre les violences sexistes et sexuelles interne au parti, ndlr] avait été saisie, la victime n’avait pas été auditionnée. Je pense que ça pose un problème de fond : quand il s’agit du secrétaire national d’un parti politique, est-ce qu’une cellule interne à un parti politique est véritablement la meilleure manière de gérer ? Est-ce qu’on n’est pas dans une situation qui pose un certain nombre de problèmes ? Il n’est pas normal, alors qu’il y a eu un signalement, que la victime n’ait pas été auditionnée et que personne n’ait été alerté de cette situation", a-t-elle poursuivi. 

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Sandrine Rousseau a regretté être celle qui est aujourd'hui jugée par le "tribunal médiatique". "J’aimerais qu’on se concentre sur les hommes qui exercent ces violences, parce que, finalement, c’est eux le problème, et que c’est anormal que ce soit toujours les méthodes des féministes qui soient interrogées."


J.F

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