VIDÉO - Stratégies contre la réforme des retraites : entre cortèges calmes et actions coup de poing

par La rédaction de TF1info | Reportage : Quentin Fichet, Sophie de Vaissière, Harmony Pondy Nyaga
Publié le 19 mars 2023 à 11h43

Source : JT 20h WE

Comment entretenir la contestation au moins jusqu'à l'examen d'une motion de censure ce lundi ?
La mobilisation a connu ce samedi la radicalité des militants de l'ultragauche, et les marches pacifiques organisées par les syndicats.
Récit d'une journée de contestation à deux visages.

Encerclée par les manifestants, une voiture de police doit accélérer pour s'échapper, comme on le voit en ouverture du reportage de TF1 en tête de cet article. Pas de blessé finalement, mais beaucoup de tension dans les rues de Nantes (Loire-Atlantique). "On se dit, 'la violence est-ce que c'est la solution ou pas ?', parce qu'on a l'impression que s'il n'y en n'a pas, on ne se fait pas entendre", résume une jeune manifestante nantaise.

Une même colère, des stratégies différentes

C'est toute l'ambiguïté de cette journée. Partout en France, une colère commune s'est exprimée, après l'usage de l'article 49.3 pour faire passer la réforme des retraites à l'Assemblée nationale. Mais la manière de l'exprimer est très différente, selon les villes, ou parfois dans les mêmes rassemblements. Des barrages surprises ont ainsi été dressés sur le périphérique nantais ce samedi matin. Alors qu'à Brest (Finistère), Vesoul (Haute-Saône), ou au Havre (Seine-Maritime), les marches organisées par les syndicats se sont déroulées dans le calme.

Dans le centre de Paris, il y eut même un moment de panique en plein après-midi, lorsque chants et fumigènes ont soudain envahi les couloirs du centre commercial souterrain des Halles. Les agents de sécurité ont été dépassés, et les commerçants ont dû baisser leurs rideaux. À Chartres (Eure-et-Loir), plusieurs dizaines de personnes ont bloqué les voies ferrées, tandis qu'à Lodève (Hérault), le ras-le-bol s'exprimait aux champs des casseroles. 

La veille, à Lyon (Rhône), un groupe s'en était pris à la mairie du 4ᵉ arrondissement. Un feu devant l'entrée, les portes forcées, les individus ont saccagé les bureaux du rez-de-chaussée avant d'être dispersés- des militants d'ultragauche selon des sources policières. Ce samedi soir, l'avenue des Champs-Élysées et la place de la Concorde avaient été interdites aux manifestants, et des milliers de personnes s'étaient rassemblés près de la place d'Italie.


La rédaction de TF1info | Reportage : Quentin Fichet, Sophie de Vaissière, Harmony Pondy Nyaga

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