Marine Le Pen a annoncé, depuis Mayotte samedi 20 avril, la présence du local Saidali Boina Hamissi sur la liste du Rassemblement national pour les prochaines élections européennes.
Un choix dénoncé par la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot, invitée de la matinale de LCI.

"Est-ce qu'on a regardé le profil de ce candidat ?", fustige Prisca Thevenot, ce mardi sur LCI. La porte-parole du gouvernement fait référence à Saidali Boina Hamissi, désormais inscrit sur la liste du RN pour les prochaines élections européennes. "Il a participé à des théories du complot, des propos extrêmement graves et dangereux à l'endroit des femmes, sur la soumission supposée des femmes à l'égard de leur conjoint", insiste-t-elle. 

Lors d'un déplacement à Mayotte, Marine Le Pen a annoncé que le représentant départemental du parti, âgé de 63 ans, rejoignait la liste conduite aux européennes par Jordan Bardella. "C'est un signal surtout qui est lancé à Mayotte, de dire pour la première fois historiquement, il y a un candidat mahorais qui va entrer" sur une liste, avait déclaré la cheffe de file des députés RN, samedi, sur Outremer 1ère. 

Ce représentant du parti dans le 101e département français a en effet publié sur internet des contenus racistes et conspirationnistes. Un profil révélé par Libération, répertoriant plusieurs de ses blagues sur la polygamie. Sur sa page Facebook, Saidali Boina Hamissi explique notamment que "la soumission de la femme vient naturellement lorsqu’elle se sent aimer, protéger et valoriser (sic) par son mari". 

Ce monsieur a visiblement une admiration pour Poutine
Marie Guévenoux, ministre déléguée aux Outre-mer

Une deuxième critique est venue s'ajouter ce mardi : celle de la ministre déléguée aux Outre-mer, Marie Guévenoux. "Comme d'habitude avec Marine Le Pen et le Rassemblement national, (...) ils ont des alliés dont ils ne s'assurent pas au fond des propos qu'ils tiennent : ce monsieur a visiblement une admiration pour Poutine, il soutient la polygamie", a-t-elle dénoncé à son tour, à l'antenne de Sud Radio. 

Libération a par ailleurs relevé des publications de 2017 dans lesquelles il qualifiait de "vermines" ou de "cafards" les habitants d’un quartier de Mamoudzou, la capitale de Mayotte. Cinq ans plus tard, ce responsable du RN à Mayotte s’est également fait remarquer pour sa facilité à relayer des propos complotistes, notamment concernant la pandémie de Covid-19. 


M.T

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