Emmanuel Macron est resté un peu moins de 24 heures, le temps d'écouter toutes les parties et de proposer une sortie de crise, en Nouvelle-Calédonie.
Il a demandé le retour au calme, avant d'envisager un nouvel accord.

La dernière réunion a commencé tard, à 22h, heure locale. Deux heures plus tard, Emmanuel Macron s'engage à remettre sur la table des négociations, la réforme du corps électoral. Cette dernière étant à l'origine des violences de ces derniers jours. "Je considère avoir fait le maximum d'efforts possible pour permettre un retour au calme. J'attends maintenant d'eux l'esprit de responsabilité et de tenir les engagements pris à mon endroit et les tenir jusque sur le terrain", déclare le chef de l'État.

Le président réclame une levée des barrages dans les heures qui viennent. Après le retour au calme, il promet à son tour de lever l'état d'urgence. Il donne quelques semaines aux indépendantistes et aux loyalistes pour parvenir à un accord concernant la réorganisation des pouvoirs sur l'île.

Entre rencontre avec les représentants politiques locaux et soutien aux forces de l'ordre, notre envoyé spécial a suivi le chef de l'État dans cette longue journée d'échange. Il aura passé plus de douze heures à écouteur les indépendantistes, comme les loyalistes. Ce 23 mai au soir, Emmanuel Macron remet entre leurs mains la construction d'un accord. Tout l'enjeu maintenant, c'est de savoir si le quotidien des Calédoniens va vraiment changer. Si un accord est trouvé, il sera soumis au vote des Calédoniens, à l'occasion d'un nouveau référendum.


La rédaction de TF1 | Reportage : Thibaut Petit, Sehla Bougriou, Michel Scott

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