Tout en regrettant une "brutalisation du débat public", Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique pour les élections européennes, a regretté la sanction prise mardi contre le député LFI Sébastien Delogu.
Après avoir brandi un drapeau palestinien dans l'hémicycle, l'élu des Bouches-du-Rhône a écopé de deux semaines de suspension.

Une sanction "disproportionnée". C'est l'avis de Raphaël Glucskmann, au lendemain de l'exclusion pour deux semaines de Sébastien Delogu à l'Assemblée nationale. Le député LFI a brandi un drapeau palestinien en plein hémicycle, entrainant une vive altercation dans la salle des Quatre-Colonnes.

"Il y a un règlement à respecter, il y a aussi une jurisprudence, et généralement ce n'est pas 15 jours d'exclusion pour cela", a commenté Raphaël Glucksmann, invité de "Bonjour ! La Matinale TF1" ce mercredi. "Selon moi, le vrai drame, ce sont ces enfants brulés vifs à Rafah. Il ne faut pas se focaliser sur l'Assemblée nationale quand de l'autre côté il y a un drame absolu, un carnage."

"On n'emploie pas ces mots-là"

"J'en ai marre de la brutalisation du débat public", a poursuivi la tête de liste PS-Place publique pour les élections européennes. "On n'emploie pas ces mots-là. Mais je le répète : ce qui est horrible, grave et dramatique, c'est la situation à Rafah. On doit, en tant que responsable politique, se poser une question simple : comment faire pour mettre fin au carnage ? Pour obtenir un cessez-le-feu permanent et la libération des otages ?"

"Je suis pour la reconnaissance de l'État palestinien pour une raison : ils ont été maintenus dans une absence totale de droits pendant des décennies", a ajouté l'eurodéputé. "Il faut montrer qu'il y a une perspective claire."

Sébastien Delogu, député des Bouches-du-Rhône, s'est brusquement levé mardi et a déployé un drapeau palestinien dans l'hémicycle. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a immédiatement suspendu la séance. Le tumulte s'est poursuivi jusqu'à la salle des Quatre-Colonnes, où le député LFI David Guiraud et le LR Meyer Habib ont échangé des invectives. 

L'élu insoumis a été exclu des travaux parlementaires pour quinze jours de séance et va être privé de la moitié de son indemnité pendant deux mois, soit la sanction la plus importante qui pouvait être prise à son encontre.


T.G.

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