Le Premier ministre Gabriel Attal s'est rendu à Viry-Châtillon (Essonne), ce jeudi matin.
Il y a présenté plusieurs mesures pour lutter contre la violence des jeunes.
Et a appelé à un "sursaut d'autorité".

Dans un quartier du nord de Nantes (Loire-Atlantique), une association se bat au quotidien pour accompagner les familles et leurs enfants. Une violence de plus en plus présente, débridée et injustifiée, ce que constate Louisa Battoy, médiatrice sociale. "C'est vrai qu'on est actuellement dans une violence qui n'est plus la même qu'il y a quelques années", explique-t-elle au JT de TF1, dans le reportage visible en tête de cet article.

Pour les parents, plusieurs facteurs expliquent ce mal : le manque de communication, mais les réseaux sociaux également. "Le harcèlement commence par là aussi, bien souvent. Donc je pense que les professeurs devraient avoir un œil dessus", estime une mère de famille.

Le Premier ministre, en déplacement, ce jeudi 18 avril, à Viry-Châtillon (Essonne), là où un adolescent a été lynché à mort il y a quinze jours, souhaite donc marquer les esprits. 

Une mention "fauteur de troubles" sur les dossiers scolaires ?

Le locataire de Matignon ne veut plus laisser passer aucun dérapage. Il a annoncé davantage d'encadrement et des collèges ouverts de 8h à 18h. Il y aura aussi plus de places d'internat pour les élèves difficiles. "Nous proposerons aux parents que leur enfant soit envoyé en internat, loin de son quartier et de ceux qui le poussaient à plonger", a déclaré le chef du gouvernement.

Autre priorité : responsabiliser les parents, qui doivent répondre aux actes de leurs enfants. Ils pourront donc faire l'objet, eux aussi, de travaux d'intérêt général. Et quand un jeune commet des dégâts, ses parents devront payer les réparations. Dans les familles monoparentales, le parent éloigné sera également mis à contribution.

Autre annonce forte : le gouvernement réfléchit à la mise en place d'une comparution immédiate devant le tribunal, dès l'âge de 16 ans au lieu de 18 ans. "De sorte qu'ils aient à répondre de leurs actes immédiatement, comme les majeurs, et qu'ils soient sanctionnés immédiatement, comme des majeurs", a justifié le Premier ministre.

Gabriel Attal s'est aussi dit favorable à ce que les élèves qui perturbent le plus gravement les cours, soient sanctionnés sur leur brevet, leur CAP ou leur bac, et qu'une mention "fauteur de troubles" soit apposée sur leur dossier scolaire.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : M. Chantrait, M. Giraud, E. Duboscq

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