"Année de détermination", "réarmement de la Nation"... Ce qu'il faut retenir des vœux d'Emmanuel Macron pour 2024

Publié le 31 décembre 2023 à 21h20

Source : JT 20h WE

Comme c'est la tradition, Emmanuel Macron a adressé ses vœux aux Français, en ce dernier jour de 2023.
Dans une prise de parole d'une douzaine de minutes, le président a défendu le bilan d'une année mouvementée.
Se tournant vers 2024, il a assuré que celle-ci "devait être avant tout une année de détermination".

Debout dans le jardin de l'Élysée où a été dressée une rangée de drapeaux de différents pays du monde, Emmanuel Macron n'a pas dérogé à la tradition en présentant, ce dimanche 31 décembre à 20h00, ses vœux aux Français. Dans une courte allocution d'une douzaine de minutes, le chef de l'État a fait le bilan de 2023 et a donné les grandes lignes de 2024, assurant que celle-ci "devait être avant tout une année de détermination".

Un rapide bilan des politiques menées en 2023

"Depuis sept ans, là où vous m'avez placé, je tâche de rendre la France plus forte et plus juste et de libérer, protéger, unir. Tel est le cap, nous le tenons, et il en fut de même en 2023", a ainsi insisté le président de la République. Passant rapidement sur le contexte international, avec la guerre en Ukraine ou l'attaque du Hamas le 7 octobre dernier, ou encore l'inflation qui a frappé les ménages, Emmanuel Macron a surtout défendu ses politiques menées cette année. 

"Certaines, comme la réforme des retraites, étaient impopulaires", reconnait notamment le chef de l'État, alors que le vote de la loi a entrainé un important élan de mobilisation durant les premiers mois de l'année. "Je les assume, car je m'y étais engagé et elles étaient nécessaires au pays", a-t-il certifié. De même, pour la loi immigration, qui a divisé jusque dans la majorité. Le chef de l'État s'est félicité des nouvelles mesures, sans s'appesantir.

Ce moment avait pourtant mis en lumière les fractures qui existaient dans la majorité, laissant entendre que le reste du mandat d'Emmanuel Macron pourrait se retrouver bloqué. A contrario, le président de la République, dans son allocution, a tenté de montrer qu'il comptait bien continuer d'agir. "L'action n'est pas une option. L'action est même notre devoir pour les générations futures", a-t-il martelé. Il a par ailleurs remercié "la Première ministre et son gouvernement" pour les politiques qui ont été menées, "bien loin de l'impuissance qu'on nous prédisait", a ajouté Emmanuel Macron.

Alors qu'il a promis, à plusieurs reprises, "un grand rendez-vous" aux Français en janvier, le président a indiqué que celui-ci se tiendrait "dans les prochaines semaines". Il a expliqué que cela serait l'occasion de préciser comment il comptait poursuivre sa politique, évoquant notamment la question de l'éducation. Son cap est néanmoins "le réarmement de la Nation face au dérèglement du monde", a-t-il assuré.

"L'année de nos fiertés françaises"

Emmanuel Macron a terminé cette allocution en dessinant les grandes lignes de l'année 2024. Il a d'abord évoqué les élections européennes, ne manquant pas d'avertir les Français sur les enjeux de ce scrutin. "Vous aurez à vous prononcer au mois de juin sur la poursuite de ce réarmement de notre souveraineté européenne face aux périls. Arrêter la Russie et soutenir les Ukrainiens ou céder aux puissances autoritaires en Ukraine ?", a-t-il notamment déclaré.

2024 serait aussi "l'année de nos fiertés françaises", a encore promis le chef de l'État, citant plusieurs grands événements où la France se retrouvera au cœur de l'actualité. Emmanuel Macron a cité, entre autres, la 80e commémoration du Débarquement de 1944, la fin de la rénovation de Notre-Dame ou les Jeux Olympiques. "Nous serons fiers de nos athlètes, de nos artistes, de nos paysages, de cette fête populaire", a-t-il promis. Le chef de l'État veut ainsi présenter une année pleine de projets et susciter l'enthousiasme, loin de l'ambiance morose qui a pu frapper la majorité ces dernières semaines, lors du passage de la loi immigration.


Aurélie LOEK

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