Vienne : la permanence d'un député LaREM visée par un incendie

La rédaction de LCI
Publié le 20 août 2021 à 11h19, mis à jour le 20 août 2021 à 12h31
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Source : TF1 Info

DÉFIANCE - La permanence du député LaREM de la Vienne située à Poitiers a été visée par un incendie, dans la nuit de jeudi à vendredi. Depuis le vote du pass sanitaire, Sacha Houlié dit avoir reçu de nombreuses menaces.

Un acte "grave" et "inadmissible". Voilà comment le député de la Vienne Sacha Houlié a qualifié la dégradation de sa permanence située à Poitiers, dans la nuit de jeudi à vendredi. Dans un tweet publié ce vendredi matin, il explique que ses bureaux ont été "volontairement incendié[s]", mais assure que cet événement n'entamera "en rien [sa] détermination pour agir chaque jour dans l'intérêt général au service des Français"

Selon les informations de LCI, les secours ont été prévenus vers 3h du matin qu'un conteneur poubelle avait été incendié et projeté sur la porte d'entrée de la permanence. Les pompiers ont rapidement éteint l'incendie, qui a endommagé l'entrée des lieux mais n'a fait aucun dégât à l'intérieur, ni aucun blessé. Toutefois, la permanence restera inutilisable pendant au moins trois mois, a indiqué le député. Une enquête a été ouverte et Sacha Houlié souhaite porter plainte.

Un climat de défiance envers les parlementaires

Sur LCI, Sacha Houlié a expliqué que cette attaque intervenait après qu'il a reçu de nombreuses menaces ces dernières semaines. "On tente de nous intimider, de nous menacer, de nous empêcher de travailler. Je ne sais pas de qui viennent ces intimidations. Je sais que j’ai reçu une quarantaine de menaces de mort après le vote de la loi sanitaire et précisément sur un amendement que j’avais fait passer pour faciliter la vaccination des mineurs. Je sais également que j’ai contribué au démantèlement de certains réseaux de trafiquants de stupéfiants dans le quartier populaire" où est installée la permanence, a-t-il déclaré. 

Le 20 juillet dernier, le parquet de Paris avait annoncé avoir ouvert une enquête pour "menaces de mort à l’encontre de personnes investies d’un mandat public", reçues par des députés soutenant les mesures sanitaires du gouvernement.

Des condamnations unanimes

Sacha Houlié a reçu de nombreux messages de soutien de ses collègues parlementaires, principalement du groupe majoritaire, ainsi que du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur. La ministre déléguée de la Ville Nadia Hai assure que "si l’auteur de cet acte inacceptable et lâche pensait affaiblir la détermination et l’action du Député Houlié, il s’est trompé". François de Rugy regrette que "l’escalade dans la violence contre les élus se poursuit malheureusement dans une certaine indifférence, en tous cas dans une banalisation certaine". Pour le délégué général d'En Marche Stanislas Guerini, "incendier une permanence parlementaire est un acte extrêmement grave""Les auteurs de cet acte antidémocratique seront poursuivis", a promis le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand.

Mais tous l'échiquier politique condamne ces événements. Le leader des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a exprimé sa "solidarité" envers Sacha Houlié. "Mettre le feu à une permanence parlementaire est un double crime d'incendiaire et d'antiparlementaire. La démocratie c'est le droit à la contradiction pacifique", a-t-il écrit sur Twitter. Le député européen écologiste David Cormand a condamné "sans réserve de cet acte inexcusable et stupide non seulement dangereux, mais qui constitue aussi une agression contre la démocratie"


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