La cheffe des députés Renaissance a partagé, sur Twitter, une lettre de menaces la visant, ainsi que son bébé de quatre mois.
La classe politique lui a apporté son soutien.

"Il est si petit son rejeton, il pourra pas s'enfuir". La cheffe de file du parti Renaissance à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, a partagé sur les réseaux sociaux ce vendredi 24 mars une lettre de menaces, la visant elle et son bébé de quatre mois.

"Feu, batte de baseball, barre de fer. Tout sera, non, tout est bon pour vous éradiquer. La fange, le fumier doit disparaître", peut-on lire dans cette missive. "Prenez garde tous les jours, et surtout la nuit", est-il encore écrit sur la lettre.

"Être insultée, être intimidée, c'était déjà intolérable", a réagi la députée, "mais en venir à menacer mon bébé de 4 mois [...] C'est infâme. Juste infâme".

Aurore Bergé a reçu le soutien de plusieurs personnalités de la classe politique, dont la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna, qui a dénoncé des propos "inacceptables". "Le summum de l’ignominie est atteint !", a de son côté fustigé Marine Le Pen, apportant son "soutien" à sa "collègue". "Ces menaces contre les élus doivent cesser, tout cela est intolérable !", a-t-elle ajouté.

Les actes de violence contre les élus en hausse

Jets d'ordures, tags sur les permanences, et jusqu'au caillassage et aux menaces de mort : depuis plusieurs semaines, les élus soutenant la réforme des retraites sont particulièrement visés par les actes de violences. Une vingtaine d'actions ont été recensées par la présidence de l'Assemblée nationale en moins d'une semaine, sur une cinquantaine au total depuis le début de la législature. L'institution se porte désormais systématiquement partie civile lorsqu'un député dépose plainte.

Dès le soir du déclenchement du 49.3, Aurore Bergé avait d'ailleurs demandé au ministre de l'Intérieur de "mobiliser les services de l'État" pour la "protection des parlementaires".


F.R

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