L'écologiste Yannick Jadot a appelé à la suspension de la réforme constitutionnelle menée en Nouvelle-Calédonie.
Suite à son vote au Parlement il y a huit jours, des violences ont encore lieu sur l'archipel.
Le sénateur écologiste de Paris a estimé que c'était le président de la République qui avait "mis le feu aux poudres" en poursuivant cette réforme.

Redonner du temps à la négociation. Alors que le président de la République Emmanuel Macron est en Nouvelle-Calédonie, marqué par des émeutes depuis plusieurs jours, l'écologiste Yannick Jadot l'a accusé d'avoir "mis le feu aux poudres" en poursuivant une réforme constitutionnelle, décriée par les indépendantistes. 

"J'appelle évidemment à la paix en Nouvelle-Calédonie, mais le président de la République ne peut pas s'exonérer de cette situation", a jugé le sénateur de Paris.

Des violences "insupportables"

"Six morts, c'est absolument insupportable. Mais le président de la République doit acter son erreur, doit acter d'avoir mis le feu aux poudres et revenir sur cette réforme constitutionnelle", a résumé Yannick Jadot sur TF1. Selon lui, en poursuivant le troisième référendum d'autodétermination en 2021, pendant le Covid, le président a trahi l'"impartialité de l'État", l'un des deux principes qui maintenait la paix dans l'archipel depuis les accords politiques de 1988 et 1998.

"À partir du moment où vous avez un État et le président de la République qui sort de l'impartialité, condition sine qua non, rappelée par Édouard Philippe, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls, il n'a pas tenu ça et il a continué à dégrader, y compris en imposant une réforme constitutionnelle", a insisté Yannick Jadot. 

L'ancien candidat à la présidentielle a donc demandé que la réforme qui doit modifier la composition du corps électoral soit mise en pause. "Ce qu'il doit faire aujourd'hui, c'est annoncer la suspension de la réforme constitutionnelle pour redonner du temps à la négociation", a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron est arrivé dans la nuit de mercredi à jeudi à Nouméa pour une visite éclair, appelant dès sa descente de l'avion à un "apaisement constructif" et à la recherche d'une "solution" politique. Il n'est néanmoins pas revenu sur le résultat des trois référendums qui ont acté le maintien du territoire ultramarin dans la République.


Aurélie LOEK

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