Emmanuel Macron présidait ce lundi 20 mai un troisième Conseil de défense autour des violences en Nouvelle-Calédonie.
Tout en saluant de "nets progrès", le chef de l'État a annoncé que des militaires allaient être déployés pour "protéger les bâtiments publics".

De "nets progrès"... mais de nouveaux militaires déployés. À l'issue d'un nouveau Conseil de défense et de sécurité nationale convoqué ce lundi à l'Élysée autour de la situation en Nouvelle-Calédonie, le président de la République a décidé de renforcer les moyens de l'État.

Pas de décision sur l'état d'urgence

S'il a salué "de nets progrès dans le rétablissement de l'ordre", Emmanuel Macron a engagé "des moyens supplémentaires" afin de "protéger les bâtiments publics" sur l'île, divisée par le projet de loi de réforme constitutionnelle voté la semaine dernière à l'Assemblée nationale. Du "personnel militaire" va ainsi "remplacer pour un temps les forces de sécurité intérieure", policiers et gendarmes, mobilisés sur le terrain.

Malgré ces "progrès" dans la lutte contre les violences qui ont fait six morts, dont deux gendarmes, le président de la République "a demandé au gouvernement de continuer à faire preuve de concentration, de vigilance et d'engagement" sur le dossier. Car le territoire est toujours en proie aux blocages. Le Conseil de défense a ainsi acté que "toutes les dispositions sont prises pour permettre aux touristes encore présents sur l'archipel de pouvoir rentrer chez eux", alors que la fermeture de l'aéroport a été prolongée jusqu'à jeudi et que l'Australie et la Nouvelle-Zélande multiplient les demandes pour évacuer leurs ressortissants.

À l'issue de ce troisième Conseil de défense organisé en moins d'une semaine pour suivre la situation dans l'archipel, l'Élysée n'a en revanche pas évoqué la question de la prolongation possible de l'état d'urgence, en place depuis mercredi 15 mai. Cette situation exceptionnelle ne peut être prolongée au-delà de douze jours sans soumettre un texte au Parlement, ce qui nécessiterait une saisine de l'Assemblée nationale et du Sénat avant le 27 mai.


I.N avec AFP

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