Le président par intérim du Rassemblement national (RN) se dit, sur LCI lundi, en faveur d'une levée de boucliers commune contre le gouvernement.
Jordan Bardella assure n'être "pas opposé" à voter des motions de censure qui ne viendraient pas du RN.
Ce lundi après midi, les députés vont débattre sur les deux motions distinctes déposées par la Nupes et le RN.

Il est question d'envoyer un "signal fort" au gouvernement. Alors que les élus du Rassemblement national (RN) doivent se réunir ce lundi 24 octobre à 14h30 pour définir leur position sur les deux motions de censure déposées à l'Assemblée nationale sur le budget 2023, Jordan Bardella est en faveur d'une levée de boucliers commune. Le président par intérim du RN n'est "pas opposé à voter des motions qui ne viendraient pas du RN, y compris si elles venaient de la gauche", a-t-il affirmé sur LCI.

Les deux motions de censure déposées respectivement par le RN et la Nupes répondent au 49.3 dégainé par Elisabeth Borne, la semaine dernière, pour faire passer sans vote le premier volet du budget de l'État pour 2023. Ces deux motions seront débattues dans l'Hémicycle dès 16h ce lundi, mais n'ont presque aucune chance d'être adoptées, faute de majorité. 

"Le gouvernement cherche par tous les moyens à contourner l'Assemblée"

Dans un contexte de "désordre économique et social, il est important d'envoyer un signal de fermeté à ce gouvernement, qui va, encore une fois, en dépit de la volonté des Français, passer en force sur la réforme des retraites", a justifié Jordan Bardella. Un passage en force qui s'appliquera aussi sur la question de la "TVA sur l'énergie, sur le refus du gouvernement de sortir du marché européen de l'énergie ou encore sur sa position sur l'immigration", a-t-il dénoncé. 

Depuis la défaite du parti présidentiel aux élections législatives, "le gouvernement cherche par tous les moyens à contourner l'Assemblée nationale", a assuré Jordan Bardella, évoquant les "dialogues de Bercy, les concertations organisés dans les couloirs par les ministres avec les représentants de l’opposition, les concertations organisées par Élisabeth Borne". Dès lors, le recours au 49.3 par la cheffe du gouvernement n'est qu'un nouveau moyen de "contournement de la parole à l'Assemblée", selon l'eurodéputé RN.


S.M

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