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Champignons : face aux incivilités, une commune des Hautes-Pyrénées instaure un pass cueillette payant

La rédaction de TF1/LCI
Publié le 14 octobre 2021 à 10h03
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

VOS PAPIERS S'IL VOUS PLAÎT - Alors que la saison des champignons est ouverte, la commune de Caixon, dans les Hautes-Pyrénées, a instauré un pass cueillette payant pour accéder à certains domaines forestiers. Les bois communaux, eux, sont toujours en accès libre.

Pour ramasser des champignons dans certains bois de Caixon, dans les Hautes-Pyrénées, il faut désormais montrer patte blanche. Les propriétaires forestiers soumettent en effet désormais la récolte sur leurs parcelles à une adhésion, qui coute 20 euros par an aux villageois.

Régulièrement, des gardes assermentés patrouillent, avec des sanctions à la clé : onze procès-verbaux ont été dressés ces deux dernières années. Mais ils font surtout preuve de pédagogie. "La propriété est à quelqu'un (...) donc tout ce qui est sol est à lui", rappelle Didier Terrail, de la fédération départementale des gardes-chasse particuliers des Hautes-Pyrénées (FDGCP 65).

Si les propriétaires forestiers ont décidé d'agir, c'est aussi parce qu'à Caixon, la cueillette des champignons a attisé des tensions. Les incivilités - surpopulation dans les bois, menaces, vols - se sont, elles aussi, multipliées.  

"On a vu jusqu'à 80 voitures stationnées sur une portion de route qui fait 2 kilomètres. (...) Il y a des pneus qui ont été crevés", précise Michel Bidaubayle, président de l'association Fruits et produits forestiers de Caixon.

"En tant que femmes, nous sommes souvent agressées"

Evelyne aime se promener dans ces bois. Avant cette nouvelle réglementation, la septuagénaire ne se sentait pas en sécurité. "En tant que femmes, nous sommes souvent agressées par des hommes qui nous suivent. Et dès que l'on se baisse pour ramasser un champignon, ils nous le prennent", témoigne-t-elle face à la caméra de TF1.

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200 personnes, principalement des habitants du village et des environs, ont pris leur carte. "J'aime bien chercher les champignons et je ne veux pas être hors-la-loi", confie une femme à TF1, dans la vidéo en tête de cet article. Et son mari de poursuivre : "Surtout que certains les prennent pour ensuite les vendre au marché. Donc c'est pas mal que ce soit un peu réglementé". "Les gens qui faisaient commerce des champignons ne viennent plus ici", constate d'ailleurs Aurélien Simonet, le maire de Caixon.

À noter toutefois que les bois communaux, eux, sont toujours en accès libre.


La rédaction de TF1/LCI

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