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VIDÉO - "On ne sait pas qu’on se fait avoir" : la colère d'automobilistes bretons piégés par un radar sans flash

Léa Tintillier | Reportage M. Monnier, R. Hellec, L. Floch
Publié le 3 décembre 2021 à 10h33
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

PLUIE DE PV - Sur la nationale 176, la vitesse est passée de 90 à 80 km/h. Le radar tourelle déjà présent a bien été réglé, mais ce dispositif n'émet pas de flash et les automobilistes n’ont pas été prévenus. À la clé, de nombreuses amendes et un mouvement de contestation.

Tous les jours, Nolwenn emprunte la nationale 176, qui relie Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) à Dinan (Côtes-d’Armor). Depuis maintenant un mois, la vitesse y a été abaissée de 90 à 80 km/h. Mais sur cette route se trouve un radar tourelle sans flash, qui a d’emblée été réglé sur la nouvelle limitation, sans aucun signalement au préalable. "A 6 h du matin, il fait nuit donc ne pas être prévenu, ne pas avoir de signalisation, ne pas avoir de flash… Tout ça, ce sont des facteurs qui font qu’on ne sait pas qu’on se fait avoir", témoigne Nolwenn dans le reportage du 13H de TF1 en tête de cet article. 

Pour couronner le tout, les contraventions ne tombent qu'un mois plus tard. Nolwenn en est déjà à trois. "Je suis en colère parce que moi, je ne vais pas au boulot pour perdre mon permis. Je ne vais pas au boulot pour leur donner encore de l’argent, je pense qu’on leur en donne suffisamment comme ça à longueur d’année pour qu’en plus ils fassent les choses de cette sorte. C’est inacceptable", poursuit-elle. 

Ils appellent les services de l'Etat à la tolérance

Comme elle, de nombreux automobilistes bretons se sont fait piéger. Fabrice gère une société de taxis. Avec ses collègues, il passe 600 fois par mois sur cette route. "Quand vous recevez une amende, d’accord. Mais deux, trois, quatre, cinq… Il y a des jeunes qui en sont à six, sept… Je ne me vois pas licencier un chauffeur avant les fêtes parce qu’il n’a plus son permis", déclare-t-il. 

Alors, tous les matins, ceux qui empruntent cette route ont désormais peur d’ouvrir leur boîte aux lettres. Ce jour-là, Célestin Pierre est soulagé. "Ouf ! Un jour sans ! J’en suis déjà à trois contraventions. Il y a des jours où je n’ose pas l’ouvrir", affirme-t-il. Par peur de perdre son travail ou son permis, Célestin a créé une page Facebook pour faire force et demander une tolérance aux services de l’État. "Les gens attendent de la clémence sur le mois passé pour les petites infractions afin que les points et les amendes soient exonérés", conclut-il. 

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Contactée, la Direction Interdépartementale des Routes de l’Ouest n’a pas souhaité répondre à la demande d’interview de TF1. Elle justifie ce passage à 80 km/h pour des raisons de sécurité. Mais ce qui ne passe pas en Bretagne, ce sont les moyens utilisés. 


Léa Tintillier | Reportage M. Monnier, R. Hellec, L. Floch

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