Avec la crue de l'Ouche, cette pisciculture de Côte-d'Or a perdu 50.000 truites, soit les deux tiers de sa production.
Pour les pêcheurs du coin, la quinzaine de tonnes de poissons évaporés dans la nature est une aubaine.
Depuis, les garde-pêches ont intensifié leurs contrôles afin d'éviter les abus.

En quelques heures, la crue de l'Ouche a submergé tous les bassins de la pisciculture de Velars-sur-Ouche, en Côte-d'Or. Face à ce déluge, les pisciculteurs n'ont rien pu faire. "C’est monté très vite. On a essayé de me mettre des filets, mais c’est compliqué de dompter l’eau", raconte Jordan de Clercq, agent de développement à la Fédération française de pêche de Côte-d’Or, dans la vidéo de TF1 ci-dessus. 

Au total, plus de 50.000 truites arc-en-ciel ont été emportées par le courant. "On peut estimer la perte entre 70 à 80 % du nombre total de poissons qu'il y avait au début", souligne-t-il. À 6 euros l'unité, c'est un coup dur pour la fédération de pêche. Certains pêcheurs peu scrupuleux, motivés par l'appât du gain, n'hésitent pas à dépasser le quota de six poissons autorisés par jour.

Depuis, les garde-pêches ont intensifié leurs contrôles. Ce jour-là, tout le monde est en règle. Ce n'était pas le cas la veille.  "Malheureusement, on a fait plusieurs PV pour des dépassements de quota à des pêcheurs qui avaient jusqu'à sept truites, voire plus", rapporte Guilhem Monsaingeon, agent de développement à la Fédération de pêche de Côte-d'Or. Mais à l'entendre, certains seraient repartis avec quarante truites. 

Une consommation déraisonnable que dénonce la Fédération de pêche de Côte-d'Or. Ceux qui dépassent les quotas s'exposent à une amende de 150 euros.


M.D. | Reportage vidéo : Nadia Hadj-Bouziane et Grégory Martin

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