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"Je suis bien en vie !" : l'histoire ubuesque de Jacques, nonagénaire déclaré mort par la Sécu

La rédaction de LCI
Publié le 12 mars 2021 à 16h49
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

MORT VIVANT - Jacques Robert, 94 ans, doit prouver à l’administration qu'il est bel et bien vivant. Depuis un mois, il ne touche plus sa pension de retraite.

Donné pour mort et privé de retraite, Jacques Robert doit prouver qu’il est bien vivant. Sa caisse de retraite le considère officiellement comme décédé, tout comme l’Assurance maladie qui réclame sa carte vitale. Une équipe de TF1 l'a rencontré ce vendredi matin chez lui, à Rochefort (Charente-Maritime). Aux côtés de son épouse et de sa fille, le nonagénaire raconte l’invraisemblable imbroglio qui le prive de revenus depuis un mois. 

Jacques Robert a appris la nouvelle de sa mort le 8 février dernier en ouvrant sa boîte aux lettres. "Nous venons d’apprendre le décès de M. Robert Jacques. Dans cette épreuve, l’Assurance maladie souhaite vous témoigner son soutien (…)". À la lecture de ce courrier de la Sécurité sociale le donnant pour mort, il n’en croit pas ses yeux. Jacques Robert décide alors sans attendre de contacter l’administration pour lui faire part de cette méprise. "La personne à l’autre bout du fil m’a répondu : ‘Monsieur, vous êtes décédé, c’est pour cela que votre pension est arrêtée…’", relate-t-il, encore stupéfait.

À 20 ans, cela m’aurait probablement fait sourire. Mais là, à 94 ans, ça vous met un sacré coup sur la tête

Jacques Robert

En menant sa petite enquête, le retraité a découvert que l'erreur venait de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Charente-Maritime. "Ils n’ont pas été en mesure de m’expliquer clairement ce qui s’est passé exactement. Apparemment, l’erreur serait due à un homonyme qui lui est bien mort", explique Jacques Robert. Une confusion qui, au-delà de ses conséquences sur les finances du couple, lui a causé du mauvais sang. "À 20 ans, cela m’aurait probablement fait sourire. Mais là, à 94 ans, ça vous met un sacré coup sur la tête", poursuit le nonagénaire.

Excédée, sa fille a fait le déplacement depuis les Deux-Sèvres, le département voisin. Au micro de TF1, elle ne cache pas son malaise face à cette situation ubuesque. "Ils veulent l’enterrer avant l’heure", déplore-t-elle, scandalisée par cette affaire. Pour prouver qu’il est bien en vie, Jacques Robert a rendez-vous lundi matin à la Sécurité sociale. En attendant de régler définitivement l’affaire, il a tenu à adresser un message à l’administration française. "Je suis bien en vie et j’espère encore pour de nombreuses années !", lance le Rochefortais, qui attend maintenant d'être ressuscité.


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