VIDÉO - L'île de Bréhat instaure un quota de visiteurs, les commerçants inquiets

par La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Tara Lagoutte et Médéric Pirckher
Publié le 20 juillet 2023 à 21h40

Source : JT 20h Semaine

Pas de voiture à Bréhat mais beaucoup de visiteurs, au point d'amener le maire à limiter la fréquentation en semaine.
La décision suscite l'inquiétude des professionnels du tourisme qui craignent de voir leur chiffre d'affaires s'effondrer.

Depuis la semaine dernière, l'île de Bréhat impose des quotas pour lutter contre le surtourisme. Sur le quai, la police municipale compte les nouveaux arrivants à chaque bateau. La jauge maximale est de 4700 vacanciers par jour du lundi vendredi. Alors, pour tenir cet objectif, chaque compagnie maritime a un nombre quotidien de passagers à ne pas dépasser. David André gère l'une d'entre elles. 

À l'entendre, l'instauration de quotas a un impact économique et risque de mettre en péril son activité. "J’ai l’autorisation de transporter 382 personnes. Dès 11h, j’avais atteint ce quota. Et donc, nous ne pouvions plus transporter aucun passager", explique, au micro de TF1, le chef d'entreprise, dans la vidéo en tête de cet article. Ce professionnel du tourisme craint de voir son chiffre d'affaires baisser "de 30 à 40 %". "C’est compliqué à digérer", dit-il.

Peut-être que si les gens sont suffisamment bien prévenus, ils vont pouvoir mieux réserver et s’étaler sur cette période-là
Erwan-Denis Lempereur, gérant de la boutique "Le Petit Bréhatin"

Si certains commerçants s'inquiètent, d'autres préfèrent attendre de voir. "Ça peut avoir un impact économique sur certains commerces qui dépendent du nombre de visiteurs", reconnaît Erwan-Denis Lempereur, gérant de la boutique Le Petit Bréhatin. "On va voir comment ça se passe. Peut-être que si les gens sont suffisamment bien prévenus, ils vont pouvoir mieux réserver et s’étaler sur cette période-là. Et du coup, on n’atteindra jamais ces journées problématiques", espère-t-il.

"Ne pas accueillir plus, pour accueillir mieux", expliquait à l'AFP le maire, Olivier Carré, pour justifier son arrêté destiné à éviter les quelques pics aux alentours de 6000 vacanciers certains jours. Du côté des habitants, on se réjouit de cette initiative. "Avec les vélos, ce n’est pas facile pour se promener", confie une insulaire. "Il y a trop de monde dans les petits chemins. On essaie de ne pas sortir en même temps que les touristes", souligne-t-elle. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.


La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Tara Lagoutte et Médéric Pirckher

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