Le quotidien des habitants d'un hameau du Morbihan est rythmé par le bruit des balles d'un stand de tir.
L'association qui le gère a réalisé des travaux, insuffisants pour les oreilles des riverains.
Une équipe de TF1 s'est rendue sur place.

"Pan, pan". C'est un bruit quasiment quotidien pour Mireille et Serge Jamet, depuis qu'un stand de tir s'est installé en 2017 à près d'un kilomètre à vol d'oiseau de leur maison de Guiscriff (Morbihan). "C'est en continu, c'est des heures... On ne peut pas se reposer, être tranquilles. Si on veut prendre un bain de soleil, ce n'est pas possible. Il y a 33 ans quand on a acheté, c'était possible. Ça énerve au quotidien", peste Mireille. 

Leur quartier se trouve en haut d'une colline, six mètres au-dessus du niveau du pas de tir. Aucun danger, mais le son se propage comme dans un couloir, jusqu'au hameau d'une dizaine de maisons où vit le couple de retraités. Serge nous confie : "Moi, je le vis très mal. Je suis à cran. On leur demande juste en fin de compte de faire des travaux, qu'on n'ait plus ces tirs à répétition, à longueur de journée".

Un expert acousticien dépêché par la Fédération française

Des travaux, le stand de tir en a pourtant fait, et ce, dès sa création il y a sept ans. "On a prévu une isolation phonique au niveau du pas de tir, on a fait un tunnel de tir expérimental d'insonorisation, fait valoir Frédéric Le Beux, président du stand de tir de l'Isole. Avec ce système-là, vous gagnez trois décibels, c'est énorme". Un tunnel généralisé aux 21 postes de tirs. Les talus ont aussi été rehaussés autour du stand. 

"Le nerf de la guerre, c'est les sous, poursuit Frédéric Le Beux. On est une association loi de 1901, on fait les choses dès qu'on peut : dès qu'on a des sous, tout notre argent passe en amélioration du stand". D'autres travaux sont prévus, la Fédération française de tir a même fait venir un expert acousticien, dans l'espoir d'atténuer les sons.

Les tireurs de Guiscriff attendent désormais le rapport de l'expert en acoustique, avant de commencer les travaux. En attendant, les riverains espèrent toujours retrouver un peu de leur tranquillité.


La rédaction de TF1info

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