Hérault : une commune détruit son parking pour empêcher un campement de gens du voyage

par Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Aurélie Erhel, Jean-Vincent Molinier
Publié le 18 mars 2024 à 16h57

Source : JT 13h Semaine

La mairie de Balaruc-le-Vieux, dans l'Hérault, a décidé de démolir le parking de son stade municipal.
L'objectif : empêcher des gens du voyage de s'y réinstaller.
Une équipe de TF1 s'est rendue sur place, où cette méthode radicale divise.

En observant le bitume éclaté en morceaux, on pourrait croire à un violent tremblement de terre. Il s’agit en fait d’une décision de la mairie. Celle de Balaruc-le-Vieux (Hérault), qui a acté la destruction volontaire du parking du stade municipal André-Subirats, en bordure de la D600, pour empêcher des gens du voyage de venir s’y réinstaller. Une trentaine de caravanes y étaient restées durant un mois, avant de plier bagage fin février, devant la menace d'expulsion de la préfecture.

"Au départ, on avait mis des gros rochers, qui pèsent au moins deux tonnes, pour faire rempart, mais ils n’ont pas été dissuasifs, vu qu’ils ont été enlevés, explique l’édile de la commune, Norbert Chaplin, au micro de TF1, dans le reportage du JT visible en tête de cet article. Là, on n’a fait qu’anticiper la destruction de ce parking qui ne servait plus à rien. Au bout d’un moment, quand on a tout essayé, il n’y a plus que ça… Il y avait des dégradations."

Certains habitants le soutiennent, l’un d’eux arguant par exemple que "quand ils (les gens du voyage) s’installent, on a les pires difficultés à les faire partir", qu’"ils ne sont pas respectueux des mêmes choses que nous", qu’"ils se connectent sur les réseaux électriques et les réseaux d’eau"

D’autres, en revanche, se montrent plus critiques. "C’est quand même excessif, il y avait d’autres solutions. Ce n’est ni sympa, ni logique", juge un Balarucois. "Je pense que ce n’est pas bien, ces gens doivent bien aller quelque part. Où vont-ils aller ?", s’interroge un autre. Pour l’heure, ces gens du voyage ont trouvé refuge non loin de là, sur l'aire de grand passage de Mèze. Mais le maire de cette commune, Thierry Baëza, est furieux, lui aussi. "J'ai appelé le préfet pour faire état de la situation", prévient-il dans les colonnes du Midi-Libre… La suite au prochain épisode.


Hamza HIZZIR | Reportage TF1 Aurélie Erhel, Jean-Vincent Molinier

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