Appartements squattés, menaces d'un faux syndic...
Les copropriétaires d'une résidence d'Annemasse, en Haute-Savoie, ont vécu un cauchemar.
Après la condamnation de trois personnes dans cette affaire surréaliste ce mardi, ils partagent leur soulagement auprès de TF1.

Un grand soulagement pour les propriétaires, dont les premières plaintes ont été déposées en septembre 2023. Après une longue audience le 4 juin dernier pour tenter de démêler cette affaire complexe, la justice a rendu son délibéré ce mardi, signant la fin d'une longue bataille judiciaire au sein de la copropriété d'Annemasse (Haute-Savoie) un temps squattée. Les trois personnes poursuivies ont écopé de peines allant de six à trente mois de prison avec sursis, en plus d'amendes s'élevant à plusieurs milliers d'euros.

Christelle Combépine, propriétaire d’un appartement dans cet immeuble situé en plein centre-ville, est celle qui a alerté la justice en premier. "On est vraiment ravis de l'annonce du tribunal, surtout après tout ce qu'on a vécu, réagit-elle dans le reportage du JT de TF1 en tête de cet article. Vous savez, c'est très dur que son locataire soit mis dehors, qu'on vous vole vos biens, de ne pas être écoutés et puis d'être agressés", poursuit celle qui a obtenu 10.800 euros de dommages et intérêts.

Pseudo-gardien, faux bail... pendant plusieurs mois, l'une des propriétaires et un faux gardien ont fait régner le chaos dans la résidence du Clos Greffier. Grâce à un faux syndic, ils se sont accaparé plusieurs logements, en ont expulsé les locataires puis ont reloué en toute illégalité à de nouveaux occupants. "Ils avaient même sonné chez moi pour vérifier mon bail, être sûrs que mon propriétaire était légitime", témoigne anonymement une locataire qui a failli faire les frais de l'escroquerie. "J'ai refusé parce que mon propriétaire, je le connais personnellement, donc je sais que c'est bien son bien, et surtout qu'on est passé par une agence", poursuit-elle face à notre caméra.

Dans cette affaire, le vrai syndicat des copropriétaires est lui aussi reconnu victime. "Je pense que la décision est juste, même les indemnités qui nous sont octroyées correspondent à ce qu'on attendait, on n'attendait pas plus en fait, on voulait juste une condamnation", se réjouit Florian De Larue, dirigeant du syndic "L'immobilier du bassin génévois" (IBG). 

De leur côté, les avocats de la défense n'ont pas répondu aux sollicitations de TF1. Pour rappel, dès novembre dernier, les appartements avaient été rendus à leurs propriétaires légitimes.


La rédaction de TF1info | Reportage Henri Dreyfus, Elise Régaud et Rafael Ribeiro

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