En Savoie, les grandes manœuvres sont lancées pour préparer l'ouverture des cols.
La neige à dégager est bien plus abondante que l'an dernier.
Une équipe de TF1 a suivi les impressionnantes opérations en cours au Cormet de Roselend.

Il faut se frayer un chemin au milieu de cette étendue blanche. À 1 800 mètres d'altitude, sans aucune visibilité, Pierre-Yvan Canova, agent des routes dans le Beaufortain (Savoie), n'a pas le choix. Pour guider la machine, il doit sonder la neige. "On cherche à trouver la route. Là, on est dessus par rapport au bruit qu'on a sur la sonde", explique-t-il dans le reportage du 13H de TF1 ci-dessus. Pour seul balisage, quelques branches d'arbre plantées dans la neige. "C'est pour montrer la bordure de route" à la fraise à neige qui s'emploie à déblayer le passage, poursuit-il.

Ces agents du département ont commencé le déneigement du Cormet de Roselend il y a une semaine. Un travail de longue haleine ; il leur faut près d'une heure pour déneiger 50 mètres. Avec le vent, les congères atteignent jusqu'à quatre mètres de haut, de quoi se sentir tout petit en dessous. "Cette année, à cette altitude, on a plus de neige que l'année dernière. Les grosses intempéries qu'on a eues de novembre à décembre, à partir de 1 800 mètres, c'était en neige, c'est pour ça qu'il y a un fort cumul", souligne Nicolas Chatel, responsable entretien routier.

Dans sa fraise à neige, Renaud Landon vit sa première ouverture de col, un mélange de fierté et de plaisir. "Il faut aimer la montagne. On est bien, on est seuls au monde, on fait l'ouverture", commente-t-il. À presque 2 000 mètres d'altitude, le Cormet de Roselend devrait être accessible aux voitures, vélos et moto avant la fin du mois.


La rédaction de TF1info | Reportage Marine Chaize, Frédéric Marchand

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