Après l'orage de grêle qui a frappé le Var vendredi dernier, on découvre des dégâts plus importants qu'on ne le pensait.
Dans la commune de Flassans-sur-Isole, des maisons ont été sérieusement touchées.
Dans celle d'un couple qui témoigne auprès de TF1, les images sont impressionnantes.

La maison d’Edmond est dévastée. "Ce n'est pas une scène de guerre, mais c'est le déluge. Je n'ai pas de mots...", se désole-t-il au milieu de sa cuisine sens dessus dessous. Vendredi dernier, un épisode de grêle d'une heure a suffi à faire écrouler son plafond suite à une infiltration d’eau. "On n'a même pas eu le temps d'avoir peur, on a les bras coupés... Ça pique", poursuit cet habitant de Flassans-sur-Issole (Var). 

Sa chambre aussi a été saccagée par le déluge : "Même si on débarrasse, c'est invivable, il faut tout refaire. On ne peut pas continuer à vivre dans des conditions comme ça".  Par chance, il s’en sort indemne. Sa femme Michelle, elle, garde une simple blessure sur le nez, la faute à "un morceau de plafond qui est tombé". Depuis bientôt une semaine, ils dorment à deux sur leur canapé. Autour d'eux, une soixantaine d’habitations ont été touchées.

L'état de catastrophe naturelle bientôt reconnu ?

Dans les vignes également, les dégâts sont considérables. Camille Rougon, viticulteur dans la commune, a fait les comptes. La cuvée 2023 est compromise. "On a encore tout perdu... Là, sur une parcelle comme celle-là, on pourrait dire qu’on est quasiment à 100% de dégâts", estime-t-il. En témoin de l’intensité du phénomène, des plaques de glace bordent encore les vignes cinq jours après la grêle, et alors qu’il fait plus de 20 degrés. 

Face à ces situations de détresse, le maire se bat pour faire reconnaître le phénomène de catastrophe naturelle. "On espère qu'en déclarant en catastrophe naturelle, on ait une accélération des assureurs qui pourront mandater plus rapidement les experts, pour pouvoir intervenir le plus rapidement possible", explique Jean-Louis Portal, élu sans étiquette. Alors que les ouvriers sont à l’œuvre, les habitants espèrent désormais obtenir des dédommagements auprès de leurs assurances.


La rédaction de TF1 | Reportage Paul Géli, Philippe Fontalba

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