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VIDÉO - "Capavenir, c'était nul" : l'histoire ubuesque du changement de nom d'une ville des Vosges

Léa Tintillier | Reportage TF1 Noé Gandillot, Pauline Lormant
Publié le 28 septembre 2022 à 17h12
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Thaon-les-Vosges, Capavenir Vosges puis... Thaon-les-Vosges.
Cette commune de l'Est de la France vu son nom changer deux fois en six ans.
À la clé, un coût financier et un casse-tête pour les habitants.

Le GPS est formel et indique Capavenir Vosges. Pourtant, le panneau d’entrée de la ville n’est pas du même avis, avec l’inscription Thaon-les-Vosges (Vosges). Thaon était le nom de toujours de cette petite ville de 8.000 habitants. Mais en 2016, le maire de l’époque a une drôle d’idée : rebaptiser sa commune. Les habitants n’ont jamais compris quelle mouche l’avait piqué.  "Capavenir, c'était nul", affirme une habitante. "Je n'ai jamais aimé, ça fait zone industrielle, je n'aime pas du tout", rit une autre. "Je suis bien contente que ce ne soit plus ça, qu'on soit revenu à Thaon", ajoute une retraitée. 

Cette bizarrerie a coûté son poste au maire, battu aux dernières élections. Son successeur s’est fait élire grâce à la promesse de revenir au nom historique de la ville. Il l'a tenue en début d’année. "Nous avons dû procéder au changement de 22 panneaux d'entrée et de sortie de ville pour un coût global de 10.000 euros, et il faut voir que globalement, le coût de ce changement de nom, pour les habitants, était de 15.000 euros il y a six ans", explique Cédric Haxaire, maire (Horizons) de Thaon-les-Vosges. 

Un casse-tête administratif

Cela a engendré un coût et beaucoup de paperasserie pour la ville et ses habitants : à chaque changement de nom notamment, tout le monde a dû refaire les papiers de sa voiture. "J'ai dû changer deux fois de carte grise sur mes véhicules. J'en ai deux, donc ça a été fois quatre", sourit un riverain. Les commerçants en ont eux aussi fait les frais. Christine Claudon tient un magasin de chaussures en centre-ville. Peu après le changement de nom, il lui était impossible de commander certains modèles. "J'avais disparu de la base de données de certains fournisseurs. Je ne pouvais pas passer ma commande. Ça a mis un petit peu de temps, mais ça s'est résolu assez vite. J'ai retrouvé mes chaussures", explique Christine. 

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Si ses chaussures ont fini par arriver, ce n'est pas le cas du courrier. Car les expéditeurs ne savent plus où envoyer leur lettre et la tournée du facteur ressemble souvent à un casse-tête. "Il y a eu tellement de retards au début que les gens laissent quand même Capavenir. On n'est pas près de le voir disparaître du coup", dit le facteur. Encore un peu de patience donc avant que Capavenir n'appartienne définitivement au passé. 


Léa Tintillier | Reportage TF1 Noé Gandillot, Pauline Lormant

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