VIDÉO - "Les gens ne peuvent plus se garer" : à Marseille, les places disparaissent et la colère monte

par La rédaction de TF1info | Reportage Paul Géli, Frédéric Miara
Publié le 15 février 2024 à 17h32

Source : JT 13h Semaine

À Marseille, la mairie s'est engagée à supprimer en trois ans 2000 places de parking à cheval sur les trottoirs du centre-ville.
Une décision pas vraiment au goût de certains riverains excédés.
Ils vont jusqu'à arracher les poteaux anti-stationnement installés par la ville.

À Marseille, il faut parfois slalomer entre les voitures garées en double file, et stationner en pagaille contre d'autres véhicules. Dans certains quartiers, les places pour se garer sont rares. Les automobilistes, eux, sont excédés. "Il n'y a aucune place, c'est bordélique, ils mettent des poteaux de partout. Les gens ne peuvent plus se garer", lance l'un d'entre eux. 

"C'est l'horreur, et au final on se gare comme ici, je suis garé sur le trottoir pour pouvoir faire des courses", renchérit un autre, interrogé dans le reportage en tête de cet article. 

J'arrive une heure en avance pour trouver une place
Une automobiliste marseillaise

Les plus disciplinés prennent quant à eux leur mal en patience. "Le matin j'arrive une heure en avance pour trouver une place pour se garer. J'attends que les gens partent au travail pour récupérer leur place", se désole une automobiliste. "J'attends que quelqu'un sorte pour lui prendre sa place. Ça peut durer 30-45 minutes", ajoute une autre interrogée par TF1. 

La municipalité de Marseille s'est engagée en 2023 à supprimer en trois ans 2.000 places de parking à cheval sur les trottoirs du centre-ville. Il y a aussi davantage de places payantes pour lutter contre les voitures ventouses. Dans le reportage ci-dessus, on peut voir dans une rue des potelets arrachés par des riverains en colère. "C'est pas bien, mais quand vous arrêtez de travailler et que vous tournez pendant plus d'une heure il faut les comprendre aussi", réagit une passante. 

Les Marseillais se tournent alors vers des garages privés. Bérangère paie 140 euros par mois pour cet emplacement obtenu au bout de quatre ans sur liste d'attente. "Ça faisait des années que j'attendais d'avoir la chance de pouvoir payer ça, c'est une chance de pouvoir payer ça... on n'a pas le choix", déplore-t-elle. 

Ce type de biens est pris d'assaut dans les agences immobilières. "Depuis que les stationnements sont compliqués, le prix d'un box global est entre 45.000 et 55.000 euros, ce qui valait il y a encore quelques années entre 25.000 et 30.000 euros", rappelle l'agent immobilier Gabriel Terziani. Après Paris, Marseille est la ville où les garages privés coûtent le plus cher. 


La rédaction de TF1info | Reportage Paul Géli, Frédéric Miara

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