Le bilan du séisme de vendredi dernier en Charente-Maritime a été revu à la hausse.
On compte finalement plus de 5000 maisons touchées.
Pour les sinistrés, avec les experts et les assurances, c’est une nouvelle bataille qui commence.

Le visage fatigué, Alban Licheron est épuisé par plusieurs nuits sans sommeil. Pour ce père de famille, c’est pourtant un deuxième combat qui commence, après avoir subi le séisme d'une rare intensité vendredi. "On a mis tout notre cœur dans cette maison, c'était un gros projet. Ça fait sept ans qu'on est là, on y tient à notre maison". Pour sauver tout ce qui peut l’être dans sa maison, devenue provisoirement inhabitable, il va falloir de l’argent. Alors, Alban fait appel à un expert d’assurés, un professionnel indépendant qui se veut rassurant en inspectant les dégâts. "C’est impressionnant, pour autant, c'est rien, parce que ce n’est que du remplissage. L'important, ce sont les murs porteurs et les fondations", assure celui-ci.

"C'est un marathon"

Aux sinistrés, Jean-Marie Arcier donne aussi des conseils importants. L’expert d’assurés le sait bien, le parcours du sinistré est parfois celui du combattant. "C'est un marathon, ça va demander beaucoup de temps, beaucoup de dossiers. Il faut bon diagnostic, un bon constat, et à partir de là on peut bien concevoir les réparations", explique-t-il encore. 

Il va monter des dossiers qui seront confrontés à ceux d’un expert mandaté par l’assurance, une assistance bien utile. 

"Nous, quand on voit l'étendue des dégâts, on se dit que ce n'est pas possible de réparer tout ça, témoigne Serge Ghesquier, également sinistré. Le fait de voir un expert ça fait quand même du bien, parce qu'on craignait de devoir détruire la maison et tout recommencer."

L’état de catastrophe naturelle, lui, permettra d’accélérer les démarches : un mois maximum pour la visite d’un expert d’assurance et un mois de plus pour proposer une indemnisation.


La rédaction de TF1 Reportage Erwann Braem, Nicolas Forestier

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