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Manque de main d’œuvre : ce boucher de Morteau restera fermé pour les fêtes

Léa Tintillier | Reportage S. Agi, G. Martin
Publié le 17 décembre 2021 à 13h14
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

MAIN D’ŒUVRE - Alain Vernerey, boucher à Morteau, se voit contraint de fermer sa boutique pendant les fêtes de fin d’années. Malgré ses recherches, il n’a trouvé aucun salarié pour l’aider lui et sa femme en cette période habituellement chargée.

La boucherie d’Alain Vernerey, à Morteau, tourne à plein régime. Pourtant, elle va devoir fermer ses portes pour les fêtes de fin d’année. "C’est bien dommage d’en arriver là parce qu’Alain a un service qui n’est pas négligeable tout au long de l’année", témoigne l’une de ses clientes dans le reportage de TF1 en tête de cet article. 

En 35 ans de métier, c’est la première fois que le boucher et sa femme ne serviront pas leurs clients pour Noël, ne pouvant pas assurer à eux seuls la charge de travail. "Ici, on a du travail pour quatre ou cinq personnes mais on n'est que tous les deux. Mon mari rentre souvent à 21 h 30 et il repart à 4 h du matin", affirme Séverine Monnin, la femme d’Alain. 

Pour le couple, cette situation ne peut plus durer malgré le manque à gagner en cette période de fin d’année. "S’il y a une perte de chiffre d’affaires, ce n’est pas mortel. Mais par contre, la satisfaction des gens, ça, c’est primordial. Ça et puis la santé de mon épouse. Ce sont les deux seules raisons qui ont fait que j’ai pris la décision de fermer", assure Alain. 

"Moralement, c’est catastrophique"

Malgré leurs recherches, les bouchers n’ont trouvé aucun salarié. Ils ont pourtant tout essayé. "Agences d’intérim, pôle emploi, chasseurs de têtes… et rien. Il n’y a eu qu’un candidat mais qui ne voulait pas travailler le lundi et le samedi. Moralement, c’est catastrophique", se désole l’artisan. Sa vitrine est par conséquent moins bien remplie que l’an dernier à la même période. Un véritable crève-cœur pour Alain. 

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Pour les soutenir, les habitués ont déjà passé commande pour les repas de fête. "Je m’y suis pris en avance. J’ai mis au congél tout ce qui m’intéressait et je viens chercher le restant aujourd’hui", explique un client. "Morteau, ce n’est pas si perdu que ça. On a quand même une belle région et c’est dommage qu’on ne puisse pas avoir de bonnes personnes dans une boucherie comme celle-ci", ajoute une autre cliente. Alain et Séverine seront de retour le 5 janvier pour accueillir à nouveau leurs clients chaleureusement. 


Léa Tintillier | Reportage S. Agi, G. Martin

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