Les intempéries font vivre un cauchemar à des habitants d'Irigny, près de Lyon.
Depuis un éboulement spectaculaire il y a un mois, leur maison est inhabitable, comme suspendue au-dessus du vide.
Le père témoigne face aux caméras de TF1.

Depuis un mois, la maison de Frédéric à Irigny (Rhône) est accrochée au bord du vide. À l'intérieur, les affaires d'une vie sont prises au piège. Trop dangereux d'y entrer, l'habitation menace de s'effondrer. "On aimerait bien pouvoir entrer, même en passant par-dessus le mur, pour récupérer nos affaires. Je pense à mes filles, leurs dessins, des choses qui ont beaucoup de valeur sentimentale...", confie le père de famille dans le reportage de TF1 à voir ci-dessus.

Fin avril, son terrain s'était effondré à cause de pluies torrentielles, formant un trou de cinq mètres de hauteur. Évacués en urgence, après trois semaines d'hôtel, Frédéric et sa famille logent maintenant dans une maison payée par leur assurance. "On a emménagé la semaine dernière, explique le sinistré en y entrant avec notre équipe. On l'a aménagée avec des meubles qu'on a récupérés auprès de nos amis, de gens qui ont spontanément proposé de nous prêter, voire de nous donner des choses". Un semblant de répit, alors que la famille se bat pour être indemnisée. "On n'a aucune information, aucune garantie, aucune certitude. Et encore une fois, on peut tout perdre", se désole Frédéric.

Il attend désormais la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Mais celui-ci pourra-t-il vraiment être décrété ? Le problème, c'est que sa maison est la seule endommagée de toute la commune. "Cela peut effectivement être un champ bloquant pour que le dossier puisse être reconnu en zone de catastrophe naturelle, parce qu'on parle bien d'une reconnaissance à l'échelle d'une commune et non pas d'une habitation", souligne auprès de TF1 Stéphanie Duraffour, porte-parole d'Assurland. Dans le cas présent, la mairie d'Irigny a bien transmis le dossier à la préfecture. 

Le problème est connu du quartier et revient à chaque forte pluie. Louis, l'un des voisins de Frédéric, a filmé des images des rues inondées il y a deux ans. "Dès qu'il y a des pluies conséquentes, on est constamment inondés, voire même ce n'est même plus des ruissellements de terrain, c'est carrément des éboulements", assure-t-il. Le nombre de communes qui demandent l'état de catastrophe naturelle ne fait qu'augmenter. En moyenne chaque année, elles sont 8.000 à le faire depuis 2018.


La rédaction de TF1info | Reportage Lise Cloix, Séverine Agi, Camille Briere

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