REPORTAGE - Bannis depuis 40 ans, les camions continuent de gâcher la vie des habitants de Moulineaux

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Guillaume Thorel, Antoine Santos
Publié le 12 octobre 2023 à 17h48

Source : JT 13h Semaine

Comment expliquer que des interdictions vieilles de plusieurs décennies ne soient toujours pas respectées ?
À Moulineaux (Seine-Maritime) par exemple, les poids lourds devraient interdits depuis 40 ans, mais continuent de gâcher la vie des habitants.
Le JT de TF1 s'est rendu dans ce village normand pour tenter de comprendre les raisons du problème.

Chaque jour, le même constat. À Moulineaux, village normand d'à peine 1000 âmes, situé le long de la Seine, à quelques kilomètres de Rouen, camions et autres poids lourds sont censés être bannis depuis des décennies, mais continuent de gâcher la vie de ses résidents. "Ça crée des nuisances, du danger", déplore une habitante dans le reportage du JT de 13H à retrouver en tête de cet article. 

Un ballet incessant qui provoque également des vibrations, qui fragiliseraient de nombreux bâtiments, selon Frédérick Le Goff, le maire (PS) de la commune. Directement concerné, l'édile nous emmène chez lui pour constater les dégâts. "J'ai acheté la maison il y a 20 ans et la fissure n'existait pas", assure-t-il en nous montrant la brèche du mur de son escalier. 

Des amendes pas dissuasives

Seuls les convois exceptionnels sont normalement autorisés à traverser le village. Les poids lourds, eux, sont interdits. La police effectue régulièrement des contrôles, mais les amendes ne sont que de 35 euros pour les contrevenants, ne sont pas dissuasives. 

"Les chauffeurs poids lourd sont plus embêtés par le fait qu'on leur demande de faire demi-tour plutôt que par la verbalisation", explique le commandant Denis Casorla, responsable de la brigade motorisée de police dans le département, précisant que les contrevenants ont une amende minorée s'ils la règlent immédiatement. "À 22 euros, c'est même pas le prix du carburant pour faire le tour complet."

Affichage, panneaux lumineux... le maire a tout essayé. Malgré un arrêté préfectoral vieux de 40 ans, rien ne change. Il faut dire que le village se trouve sur un axe industriel très fréquenté. Et si un autre itinéraire pourrait être emprunté, le détour qu'il entraîne fait perdre du temps. 

Démuni, Frédérick Le Goff compte bientôt demander au préfet d'interdire aussi les convois exceptionnels, en espérant que le village retrouve son calme d'antan. 


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Guillaume Thorel, Antoine Santos

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