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Marseille : le parc des Calanques ne veut plus de cette foule de visiteurs

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Publié le 18 mars 2021 à 10h06, mis à jour le 18 mars 2021 à 12h03
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

TROP-PLEIN - Avec les beaux jours qui arrivent, les habitants des Calanques craignent de voir leur petit coin de paradis envahi comme chaque année. Le parc a décidé d’opter pour une stratégie de "démarketing".

Eau turquoise, nature préservée, les Calanques offrent un paysage de carte postale. Pourtant, ce n’est pas ce genre de photos que vous pouvez voir sur le site internet du parc. Les responsables des lieux ont opté pour une stratégie de "démarketing" visant à empêcher la trop grande fréquentation des plages des Calanques. Des messages tels que "difficiles d’accès, de taille réduite et surfréquentées en été", ou encore "l’eau dans les Calanques est souvent froide" accompagnent les images déjà décourageantes du site. Ils espèrent que les touristes privilégieront les plages dans les villes telles que Marseille, Cassis et La Ciotat qui, elles, "disposent de toilettes, douches et restaurants".

Les cabanoniers, habitants du parc, se sentent déjà débordés et appréhendent la pleine saison. "Plus on va rentrer dans la période estivale, plus il va y avoir du monde et là, ça devient compliqué pour nous parce qu’on y habite", confie l'un d'eux. "Pour les visiteurs également, c’est dangereux. S’il y a quelqu’un qui se blesse dans les collines ou sur la plage, les secours sont bloqués pour descendre", poursuit sa femme. 

Bientôt une interdiction des véhicules pour se rendre dans les Calanques ?

Le parc veut également faire baisser le nombre de voitures sur les petites routes sinueuses qui mènent aux plages paradisiaques. Durant l’été 2020, jusqu’à 4000 personnes par jour venaient prendre le soleil dans la Calanque de Sormiou avec un nombre de véhicules en con 

Le président du conseil d'administration, Didier Réault, propose de rendre l’accès plus difficile et d’obliger les vacanciers à se rendre dans le parc à pied. "Les gens importent leur comportement urbain. On est content d’avoir des visiteurs sauf qu’il faut qu’ils respectent cette nature et cette biodiversité donc qu’ils viennent plutôt à pied qu’en voiture et qu’ils ne considèrent pas que le littoral des Calanques soit le dernier roof top de Marseille", insiste-t-il. Pour réduire le nombre de visiteurs, dix millions d’euros doivent être investis sur trois ans afin de mettre en place des navettes et de limiter le nombre de touristes les jours de forte affluence.  


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