Le 13H

Cette route du Doubs compte pas moins de 17 dos d’âne sur 5 kilomètres

LT
Publié le 21 juin 2021 à 17h20
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

L'essentiel

INSOLITE – En Franche-Comté, sur la Départementale 257, on compte pas moins de 17 dos d’âne sur à peine 5 kilomètres. Qu’en pensent les automobilistes et les riverains ?

Avez-vous déjà vu ça ? Sur la Départementale 257, entre les villages de Dampierre-sur-le-Doubs, Etouvans et Colombier-Fontaine, on ne compte pas moins de 17 dos d’âne en à peine 5 kilomètres, soit un tous les 60 mètres en moyenne. Un journaliste de L’Est Républicain a emprunté cette route et a posté la vidéo sur le site web du quotidien régional. Elle a déjà été vue près de 14.200 fois. 

Une équipe de TF1 teste à son tour cette route dans le reportage en tête de cet article, et ne peut que constater la multitude de dos d’âne sur celle-ci, parfois très hauts. Elle en profite pour solliciter l'avis des automobilistes. "Vous vous rendez compte, tous les dos d’âne ? Et le dernier, on est obligé de le prendre en travers. Quand c’est trop, c’est trop !", s’exclame une conductrice. "Il faut bien ralentir les gens. Pour ceux qui habitent ici, je pense que c’est bien", estime une autre.  

Mais pour la grande majorité des conducteurs et même des riverains, ces dos d’âne sont trop nombreux et trop surélevés. "C’est trop haut ! Il faut dire ce qui est. En remontant, le dernier est vraiment haut même si je sais qu’il y en a qui exagèrent et qui passent trop vite", affirme une retraitée assise devant sa maison, qui habite l’un des trois villages concernés. "En tant que conducteur, c’est pénible d’avoir des plateaux comme ça mais moi, je suis riverain et je vois que ça roule ! Quand ils montent, ils vont doucement mais quand ça descend, c’est différent", sourit un autre habitant. 

Les gens veulent tous avoir un ralentisseur devant chez eux, mais ils n’en veulent pas sur le chemin du travail

Nicolas Pacquot, maire d’Etouvans

À en juger par les traces sur la route, certains automobilistes doivent effectivement oublier que les dos d’âne sont là pour faire ralentir. Mais ils oublient aussi que les prendre à vive allure représente un risque plus élevé pour les amortisseurs. "Avant, on n'en changeait quasiment jamais et maintenant, on en change de plus en plus", constate Nicolas Masson, garagiste dans la région. "Après, il y a aussi le côté écologique, on freine, on accélère, on freine, on accélère… on ne fait plus que ça maintenant", ajoute-t-il.  

Mettre ou ne pas mettre de dos d’âne, pour les élus, c’est un véritable casse-tête. C’est le cas de Nicolas Pacquot, maire d’Etouvans, dont la commune de 800 habitants compte onze ralentisseurs. "Nous, ce sont plutôt des plateaux surélevés qui sont là pour protéger et les intersections et les passages piétons. De toute façon, les gens veulent tous avoir un ralentisseur devant chez eux, mais ils n’en veulent pas sur le chemin du travail", déplore-t-il. Grâce à ces aménagements, la vitesse moyenne a baissé dans le village, mais les conducteurs ne supportent pas cette multitude de dos d’âne qui est selon certains "une calamité"