Le 13H

VIDÉO - Sur les traces de La Mère Denis : vous souvenez-vous de cette lavandière devenue star de publicité ?

M.D. | Reportage TF1 Anaïs Lebranchu et Antoine Santos
Publié le 26 septembre 2022 à 17h21
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Cette semaine, le 13H de TF1 vous raconte les destins liés d’un village et d’une personnalité.
Premier épisode avec Jeanne Marie Le Calvé, plus connue sous le nom de "La Mère Denis".
Cette anonyme est devenue l’égérie d’une célèbre marque de machine à laver dans les années 1970.

C’est l’histoire d’une anonyme propulsée au rang d’icône. La Mère Denis, de son vrai nom Jeanne-Marie Le Calvé, a vu son destin basculer au début des années 1970. Pourtant assez éloignée du modèle de la jeune ménagère en talons hauts de l’époque, la Bretonne, alors âgée de 79 ans, est repérée par un voisin qui travaille alors dans la publicité. Lavandière de profession, elle devient l’égérie d’une marque de lave-linge.  Avec un slogan que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, et qui a marqué des générations :"Ça, c’est vrai ça !".

Jeanne-Marie Le Calvé apparaît pour la première fois à la télévision en 1973 dans une publicité qui la montre en train de battre son linge dans un vieux lavoir de campagne. Derrière leur écran, les Français découvrent alors un personnage haut en couleur et authentique. A Barneville-Carteret (Manche), où se rend une équipe de TF1 dans le reportage en tête de cet article, tout le monde se souvient d’elle. "Elle avait du bagou, elle ne laissait pas indifférent. Elle avait toujours quelque chose à dire. C’était une femme assez joyeuse vis-à-vis des autres", se souvient Jean-Pierre Lequertier, l’actuel adjoint au maire de la commune.

Mais celui qui s’en souvient le mieux, c’est Eugène Dannet, 86 ans. Cet habitant conserve précieusement chez lui la hotte et le battoir que la lavandière utilisait. Pour lui, La Mère Denis, c’est toute une époque. "Ça me rappelle ma propre mère qui elle-même se rendait au lavoir pour nos besoins personnels", se remémore l’octogénaire. Élevée au rang de vedette, La Mère Denis était devenue célèbre dans le monde entier. En témoigne l’élogieux portrait que lui avait consacré le New York Times en 1976. La même année, elle est même invitée à l’émission "Apostrophes", animée par Bernard Pivot. 

La grande majorité des touristes découvrent par hasard qu’il y a le lavoir de La Mère Denis

Le maire de Barneville-Carteret, David Legouet

Eugène Dannet se souvient encore du visage de sa voisine placardé partout dans les rues, lorsqu'il se rendait dans la capitale. "J’hallucinais un peu. Je reviens de ce tout petit bled perdu au bord de la mer, en Normandie. Et me voilà dans Paris avec quelqu’un que je connais parfaitement et depuis toujours", raconte, encore sidéré, cet habitant de Barneville-Carteret qui l'a connu mieux que personne.

En tout, La Mère Denis participe à huit tournages jusqu’en 1980. Aujourd’hui encore, le village profite du succès de son habitante star. "La grande majorité des touristes découvrent par hasard qu’il y a le lavoir de la mère Denis", confirme, amusé, le maire de la commune, David Legouet. Elle est décédée en 1989, à l’âge de 96 ans, après avoir marqué plusieurs générations et laissant derrière elle le souvenir d’une icône inoubliable. 

Pour cette série sur les destins liés d’un village et d’une personnalité, le 13H s'est inspiré du "Guide mondain des Villages de France", de Matthias Debureaux (Allary Éditions).


M.D. | Reportage TF1 Anaïs Lebranchu et Antoine Santos

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