Alerte rouge sur les allergies aux pollens : quels sont les départements concernés ?

Audrey LE GUELLEC
Publié le 12 avril 2022 à 15h34
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Une grande moitié nord de la France a été placée en risque allergique "élevé".
Les concentrations sont particulièrement importantes pour le pollen de bouleau.
Mais il ne s'agit pas du seul allergisant à faire son retour avec l'arrivée des beaux jours.

"Le grand vainqueur du premier tour sera le parti pollinique." C'est par cette note d'humour que le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) a donné le ton, dans son bulletin de samedi, pour la semaine en cours sur le front des allergies aux pollens. "Après une semaine perturbée par le froid et la pluie, le retour du beau temps annoncé pour dimanche favorisera la présence des pollens et notamment ceux de bouleaux", pouvait-on lire également, l'alerte portant sur une grande moitié nord de la France, qui s’étend de l’Ille-et-Vilaine à la Savoie, en passant par la Creuse et la Corrèze. 

Ce mardi, 53 départements français se trouvent toujours en "risque élevé" pour ce type de pollen, la façade ouest du pays se trouvant quant à elle un peu plus épargnée.

Risque plus modéré pour les pollens de platane et de frêne

Si la saison des pollens s’étend de fin janvier à septembre, voire octobre, c'est bien le printemps que redoutent le plus les personnes allergiques puisque cette saison coïncide justement avec l’arrivée du pollen de bouleau, cet arbre facilement reconnaissable à son tronc blanc et brillant avec des nuances de gris et de noir et qui se trouve être l’un des principaux pollens allergisants en France. Présent naturellement sur le pourtour de nombreux bois et forêts, on le retrouve aussi dans de nombreux espaces verts, sur des ronds-points, ou encore à l'entrée de résidences.

Les pollens de platane, présents sur toute la France, sont également susceptibles d'incommoder les allergiques ces jours-ci, le niveau d'alerte variant de "faible" à "moyen" selon les territoires, avec une concentration toutefois plus élevée dans les départements du sud, tels que le Gers, l’Aveyron, les Bouches-du-Rhône ou encore le Var. S'agissant des pollens de frêne, les niveaux de concentration ont déjà commencé à baisser, le risque allergique n'étant plus censé dépasser le niveau "moyen" les concernant.

Autre bête noire des allergiques, les pollens de graminées ont commencé également à se répandre sur le territoire. Il en est de même pour avec ceux du cyprès, du saule, du peuplier et de l'ambroisie à feuilles d’armoise, tout aussi allergisants et incommodants pour les personnes sensibles.

Concentration plus élevée les journées ensoleillées

Les différents pollens présents dans l'air peuvent provoquer des réactions allergiques, comme des rhinites ou des conjonctivites, qui varient en fonction du type et de la concentration de pollen, celle-ci étant en général d'autant plus forte lors des belles journées ensoleillées. Mais aussi en fonction des épisodes de pollution atmosphérique également susceptibles d'exacerber les symptômes.

Au-delà des traitements, certains réflexes peuvent rendre le quotidien des allergiques moins pesant. Il est notamment recommandé d’aérer une dizaine de minutes par jour avant le lever et après le coucher du soleil, de porter des lunettes, voire un masque, mais aussi de se changer et de rincer ses cheveux en rentrant chez soi le soir. Circuler en voiture avec la fenêtre ouverte ou encore faire sécher son linge à l'extérieur sont en revanche à proscrire.

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En France, environ 30% de la population adulte et jusqu'à 20% des enfants seraient aujourd'hui allergiques à des pollens, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).


Audrey LE GUELLEC

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