Le magazine "60 millions de consommateurs" a comparé 22 des produits antiallergiques les plus vendus.
Disponibles en libre-service en pharmacie, tous ne sont pas efficaces ou sans risques.
Or, leur prix peut varier du simple au triple.

La saison des éternuements, écoulements nasaux et conjonctivites est ouverte. Alors que 20% des Français sont concernés par les allergies aux pollens, de retour précocement cette année, dès février, 60 millions de consommateurs met en garde contre les "remèdes antiallergiques" vendus sans ordonnance. Disponibles en libre-service dans les officines, nombre de produits promettent de soulager les symptômes du rhume des foins qui altèrent bien souvent la qualité de vie des concernés. 

Mais le magazine de défense de consommateurs, qui en a testé 22, souligne que l'efficacité n'est pas toujours au rendez-vous, avec parfois même de potentiels risques à la clé, malgré des tarifs démesurés.

Que vaut-il mieux éviter ?

Que retenir de ce comparatif ? Qu'il vaut mieux éviter les produits dont l’efficacité antiallergique n'est pas réellement prouvée ou faible, à commencer par les compléments alimentaires. "Si les médicaments doivent démontrer un bon rapport bénéfices/risques afin d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM), il n’en est pas de même pour les compléments alimentaires qui, eux, ne nécessitent qu’une simple déclaration auprès de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF)", détaille ainsi le magazine dans son nouveau numéro paru le 30 mars 2023.

Les auteurs alertent par ailleurs contre les produits à base d'alcool ou d'huile essentielle déconseillés aux femmes enceintes ainsi qu'aux personnes avec des antécédents de réaction à des molécules parfumées. De même, l'association de consommateurs souligne que certains des produits analysés contenant de la propolis, de la gelée royale ou du miel peuvent contenir des allergènes provenant de la ruche. Elle met enfin en garde contre un potentiel risque de surdosage en vitamine D contenus dans certains produits, surtout si ces derniers sont pris en parallèle d’autres traitements. 

Vers quoi se tourner ?

"Les produits à prise orale les plus vendus sont des médicaments antihistaminiques (…) Ce sont ceux dont le niveau de preuves d’efficacité est le plus important", indique le magazine, qui précise que ces derniers sont d’autant plus efficaces qu’ils sont initiés tôt, avant l’apparition des premiers symptômes. "Parmi les plus commercialisées, figurent la loratadine et la cétirizine, qui sont préférées au maléate de dexchlorphéniramine, l’antihistaminique de première génération, car ils génèrent moins d’effets secondaires (somnolence, vertiges, sécheresse de la bouche…)", détaille la publication, soulignant que ces principes actifs sont commercialisés par différents fabricants, dont Arrow Conseil, Sandoz Conseil ou encore Teva Santé Conseil.

Attention toutefois au prix de ces molécules qui ne sont pas encadrés et qui peuvent "varier du simple au triple" selon les pharmacies. "En automédication, le tarif est parfois nettement supérieur car le prix est libre et non remboursable", préviennent les auteurs. En conséquence, mieux vaut se tourner vers les formes analogues délivrées sur ordonnance pour alléger la facture


Audrey LE GUELLEC

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