Un vaccin destiné à soulager les personnes allergiques aux chats est désormais à l'essai chez l'humain.
Ce dernier a déjà recueilli des résultats encourageants sur les animaux.
À titre de repère, les chats sont responsables de 25% des cas d’asthme allergique en France.

C'est une première et un espoir pour tous les allergiques aux poils de chats. Des essais cliniques viennent de démarrer chez l'être humain pour tester un vaccin contre les réactions aux squames de félins. Baptisé ANG-101, le candidat vaccin est basé sur le développement d'une "bioparticule qui imite la forme et la taille d'un virus et dont la surface est recouverte de milliers de copies de l'allergène majeur du chat, la protéine Fel d1", explique la société pharmaceutique franco-canadienne Angany qui le développe. 

Les premiers patients ont été recrutés au Royal Brompton Hospital de Londres pour commencer les essais cliniques, a-t-elle précisé dans un communiqué ce lundi 9 octobre. D'autres essais cliniques chez l’homme devraient suivre en France dès 2024 .

Résultats prometteurs chez les animaux

"ANG-101 est le premier d'un portefeuille de vaccins en développement ciblant les allergies majeures chez les humains et les animaux de compagnie", souligne Louis-Philippe Vézina, président-directeur général d'Angany dans le communiqué. Testé au préalable sur des animaux, ce traitement a déclenché "une très forte production d'anticorps capables de bloquer la réaction allergique", a indiqué de son côté à l'AFP Loïc Faye, le co-fondateur d'Angany. Plus en détail, ce vaccin préventif ferait effet entre six mois et un an et nécessiterait donc potentiellement un rappel chaque année.

Cette technologie est le fruit de plusieurs années de recherches et développement menées par la start-up française Angany Genetics basée à Val-de-Reuil (Eure). Créée en 2010, cette dernière est devenue Angany après être passée sous giron canadien en 2017.

Une alternative à la désensibilisation

Pour l'heure, l'unique traitement contre les allergies repose sur la désensibilisation, un processus long et pas toujours efficace. Les antihistaminiques sont également utilisés pour soulager les symptômes liés à l'allergie. Il s'agit d'injecter des doses croissantes d'extraits d'allergènes.

Les chats sont responsables de 25% des cas d’asthme allergique en France, soit deux fois plus que les chiens, selon les chiffres d'Alyatec, société spécialisée dans la recherche et l'expertise dans le domaine des maladies allergiques et environnementales. 

Outre les difficultés respiratoires et les crises d'asthmes, les allergies aux chats peuvent se manifester par des éternuements, une rhinite allergique (nez qui coule et qui gratte), une toux sèche, la gorge qui gratte ou encore une conjonctivite allergique (démangeaisons au niveau des yeux, rougeurs, larmoiements, gonflements). Les symptômes peuvent également être cutanés, tels que de l'eczéma ou de l'urticaire.


Audrey LE GUELLEC avec AFP

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