Arrêts de travail en téléconsultation : les "cas particuliers" seront pris en compte, assure François Braun

A. Lo.
Publié le 27 septembre 2022 à 12h13
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Dimanche, Gabriel Attal a annoncé que le gouvernement veut dérembourser une partie des arrêts de travail délivrés en téléconsultation.
Le ministre François Braun a donné quelques précisions.
Selon lui, des "cas particuliers" seront malgré tout permis.

Le ministre de la Santé a souhaité rassurer. Interrogé sur la mesure annoncée par le ministre délégué au Budget Gabriel Attal de ne plus rembourser une partie des arrêts de travail réalisés en téléconsultation, François Braun a tenu à donner quelques précisions. Il a notamment assuré que certains "cas particuliers" continueraient à être pris en charge.

Hausse d'arrêts de travail en téléconsultation

"On parle sur l'année dernière de 110.000 arrêts de travail qui ont été faits par téléconsultation. C'est deux fois plus que l'année précédente et ce sera deux fois plus cette année. Dans 80% des cas, ce sont des patients qui ont fait faire un arrêt de travail par un autre médecin que leur médecin traitant. Forcément, ça interroge", a détaillé le ministre auprès de franceinfo afin de justifier sa mesure.

Selon Gabriel Attal, ce qu'il considère comme une fraude aux arrêts de travail aurait coûté en 2021 près de 100 millions d'euros à la Sécurité sociale, d'où la mise en place d'un non-remboursement pour ce cas précis. Pour autant, la mesure a pu provoquer l'inquiétude de certains, si bien que le ministre de la Santé a fait quelques précisions. "La téléconsultation, c'est très utile, c'est un outil, mais comme tout outil qui se développe, il faut faire attention à son utilisation", a-t-il expliqué.

"On ne punit pas tout le monde", a certifié le ministre, rappelant que les arrêts de travail continueraient à être remboursés si les patients allaient consulter directement leur médecin traitant ou un médecin déjà vu dans les douze mois précédents. "Bien entendu, s'il y a des cas particuliers, ils seront traités au coup par coup et seront pris en charge", a encore ajouté François Braun, donnant l'exemple d'une personne âgée dans une zone de désert médical et qui n'aurait plus de médecin traitant.

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Pour autant, selon lui, les personnes qui auraient fait appel à une téléconsultation pour un arrêt de travail ne sont pas principalement dans les zones de désert médical. "Il n'y en pas plus dans les zones qu'on appelle 'désert médical'", a affirmé le ministre.


A. Lo.

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