Arrêter de fumer : comment se faire accompagner ? Les conseils de Vincent Valinducq

par Marie BOUISSEREN | Chronique Bonjour ! La Matinale TF1 : Vincent Valinducq
Publié le 18 janvier 2024 à 9h51, mis à jour le 18 janvier 2024 à 10h01

Source : Bonjour !

Un rapport de l'OMS confirme que le nombre d'adultes qui consomment de la cigarette a baissé.
En 2022, une personne sur cinq fumait, contre une sur trois en 2000.
Le nombre de décès lié au tabac reste important.

En ce début d’année 2024, l’OMS apporte de bonnes nouvelles ! Concernant le tabac, surtout. L’Organisation mondiale de la santé constate que le nombre d’adultes qui consomment régulièrement du tabac a baissé. En effet, en 2022, un adulte sur cinq dans le monde consommait quotidiennement des cigarettes, contre un sur trois en 2000. Mais si l’envie d’arrêter de fumer est souvent formulée, est-ce pour autant un motif de consultation en cabinet ? Le docteur Vincent Valinducq répond dans Bonjour ! La Matinale TF1.

L’accompagnement augmente les chances d’arrêter de fumer de 70 %

Malheureusement, ce n’est pas toujours un sujet de consultation en soi, mais plutôt une « information poignée de porte », comme l’appelle le docteur. « Souvent, c’est en fin de consultation, au moment où le patient passe la porte, qu’il m’informe vouloir arrêter de fumer. » Pourtant, il est important de savoir qu’une consultation entièrement dédiée au tabac est nécessaire dans ces cas-là. Car le suivi, dans son sevrage, augmente les chances de totalement arrêter de fumer de 70 %. De fait, être accompagné par un médecin, un psychologue, ou même grâce à la plateforme tabac-info-service.fr est primordial. 

Lors d’une consultation dédiée exclusivement à l’arrêt du tabac, le professionnel de santé fait le point avec vous concernant votre motivation, ce qui vous donne envie d’arrêter de fumer, et va ainsi adapter son discours de prévention en fonction de votre âge. « Pour une personne jeune, je ne vais pas lui parler de son espérance de vie qui va augmenter de 7 ans s’il arrête de fumer à 40 ans, mais plutôt lui parler de sujets qui le sensibilise. À savoir la fertilité, les effets néfastes du tabac sur la peau, ou bien de l’haleine », détaille Vincent Valinducq. 

Le nombre de fumeurs diminue, le nombre de décès aussi ?

Le temps estimé entre la baisse de consommation du tabac pour la population et les répercussions positives sur le nombre de décès lié, est estimé à… 30 ans. Alors, pour l’heure, le nombre de décès lié au tabagisme reste encore très important : 8 millions de morts chaque année à travers le monde, dont 1,3 million pour du tabagisme passif, c’est-à-dire inhaler, de manière involontaire, la fumée dégagée par un ou plusieurs fumeurs.

Ce qui préoccupe surtout l’OMS ces dernières années, c’est l’industrie du tabac qui redouble d’efforts pour essayer de conquérir les jeunes, et de les inciter à fumer. Par exemple, les petites cigarettes électroniques jetables, appelées « Puff » (« bouffée » en anglais), créées en 2019 aux États-Unis et arrivées sur le marché français en 2021. Ces dernières sont vendues pour environ 8 euros en bureau de tabac, bien moins chères qu’un paquet de cigarettes classique, et sont même vendues dans des enseignes de distribution telle que Gifi. Fort heureusement, elles devraient être interdites à la vente au cours de l’année 2024. Autre phénomène inquiétant : les « pouches », ces nouveaux petits sachets de nicotine que l’on place entre la lèvre et la gencive, avec des goûts plus exotiques les uns que les autres. À noter que ces derniers ont une concentration en nicotine cinq fois supérieure à celle dans une cigarette classique. 


Marie BOUISSEREN | Chronique Bonjour ! La Matinale TF1 : Vincent Valinducq

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