Mort d'une ex-candidate à Miss Monde de 26 ans : le fléau du cancer du col de l'utérus

par La rédaction de TF1info
Publié le 17 octobre 2023 à 16h08

Source : JT 20h Semaine

Candidate au concours Miss Monde en 2015, l'Uruguayenne Sherika de Armas, 26 ans, est décédée la semaine dernière des suites d'un cancer du col de l'utérus.
Majoritairement due aux papillomavirus humains (HPV), la maladie provoque 1100 décès chaque année en France.
Selon l'OMS, la vaccination permet de diviser le risque par trois.

La maladie leur est presque imputable à 100%. Chaque année en France, les papillomavirus humains (HPV) sont responsables de plus de 6000 nouveaux cas de cancers, dont la moitié du col de l'utérus. Une maladie qui provoque 1100 décès par an. 

À l'échelle mondiale, il s'agit du quatrième cancer le plus fréquent chez les femmes. Environ 300.000 d'entre elles en meurent tous les ans, dont 90% dans les pays à faible et moyen revenu, où les moyens d’accéder aux protections, au diagnostic et aux traitements sont plus limités. La semaine dernière, il a notamment emporté une ancienne candidate du concours Miss Monde, l'Uruguayenne Sherika de Armas, âgée de 26 ans.

Certains symptômes doivent alerter

À ce jour, les scientifiques ont identifié une vingtaine de papillomavirus humains (HPV) à l’origine du cancer du col de l’utérus. "Les plus fréquemment en cause sont le HPV16 et le HPV18, provoquant à eux deux environ 70% des cas. 90% des infections par le HPV sont de courte durée, les défenses immunitaires de l’organisme permettant d’éliminer le virus dans les 2 ans suivant la contamination. Néanmoins, dans certains cas, l’infection persiste et aboutit au développement de cellules cancéreuses", prévient l'Institut Pasteur, rappelant que les HPV peuvent aussi provoquer des cancers du pénis, de l'anus ou encore de la sphère ORL.

Dans la grande majorité des cas, l’infection par un HPV ne présente aucun symptôme clinique. Et il s’écoule généralement cinq à vingt ans entre le moment de l’infection et l’apparition des cellules cancéreuses. Certains symptômes doivent alerter et nécessitent une consultation médicale, tels que des saignements vaginaux, des douleurs dans le bas-ventre ou lors des rapports sexuels, souligne l'Institut Pasteur. Lorsqu’un cancer est déclaré, il est traité par chirurgie et radiothérapie avec le soutien d’une chimiothérapie. Quant aux chances de survie, elles dépendent largement de la précocité du diagnostic. 

L'importance de la vaccination et du frottis

Un vaccin disponible depuis les années 2000 a pourtant fait ses preuves contre l'infection par ces virus. Selon l'OMS, il permet "de diviser par trois le risque de développer un cancer du col de l’utérus". Cependant, il ne protège pas de toutes les infections au HPV. C’est pourquoi il est important pour les femmes de réaliser de manière régulière un frottis du col utérin afin de détecter les éventuelles lésions précancéreuses et agir avant le développement d’une tumeur. L'Institut de recherche médicale insiste, en outre, sur le fait que l’usage de préservatifs lors des rapports sexuels diminue significativement le risque d’être contaminé par le HPV.

En France, une campagne de vaccination inédite a débuté le 2 octobre dernier en classe de 5ᵉ dans tous les collèges de l'Hexagone. L'objectif est de vacciner 80% des 11-14 ans d'ici à 2030. Le papillomavirus humain à l’origine du cancer de l’utérus se transmet le plus souvent lors des rapports sexuels, avec ou sans pénétration. Dans la plupart des cas, l’infection a lieu au début de la vie sexuelle, souligne l'Institut Pasteur sur son site internet


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