L'ANSM a émis une alerte concernant de nouveaux composés dérivés du cannabis.
Suite à des signalements de consommation, l'autorité du médicament a décidé de les classer comme des stupéfiants.
Par conséquent, ils seront interdits à la vente à partir du 3 juin prochain.

Ces produits vont devoir disparaître des rayons de certaines boutiques de CBD. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé dans un communiqué avoir pris la décision d'inscrire de "nouveaux cannabinoïdes" sur la liste des stupéfiants. Par conséquent, ces produits seront interdits à la vente à partir du 3 juin prochain.

"Des effets graves"

Sont notamment concernés "le H4-CBD, le H2-CBD et certains cannabinoïdes de synthèse ayant un noyau chimique appelé benzo[c]chromène, comme le HHCPO, le THCP et le THCA". Vendues sur Internet et dans les boutiques de CBD, ces substances peuvent se présenter sous formes d'huile, de résine, d'herbe, de spray, de bonbons ou "gummies", de poudre et d'e-liquide, à ingérer, vapoter ou à fumer.

Le gendarme du médicament a justifié sa décision en réaction "à des signalements de consommation ayant entrainé des effets graves". En décembre dernier par exemple, sept personnes ont dû se rendre aux urgences après avoir consommé des bonbons à base de THC et H4-CBD lors d'une fête. Dans son alerte, l'ANSM souligne que la consommation de ces substances "peut entraîner des effets immédiats tels que des vomissements, une perte de connaissance, un coma, des convulsions, une paranoïa, de l’anxiété, une hypertension artérielle, une tachycardie." 

Si ces substances miment les effets du THC, principal composant psychoactif du cannabis dont la consommation récréative est toujours interdite en France, leurs effets sont "graves et plus intenses que ceux ressentis avec la consommation de cannabis." L'Agence du médicament avertit également sur le risque de dépendance, tout comme sur la composition de ces produits, qui "peut ne pas correspondre à celle indiquée sur l'emballage du produit vendu".

Avec cette décision, l'ANSM assure maintenir "une surveillance attentive de l’émergence de nouveaux cannabinoïdes sur le marché et de leurs effets sur la santé". D'autres produits pourraient être classés comme stupéfiants "si nécessaire", a fait savoir à l'AFP Agnès Laforest-Bruneaux, directrice adjointe de la direction de la surveillance à l'ANSM. 

Contrairement au THC, le CBD n'est pas visé par la décision de classement sur la liste des stupéfiants car "il ne présente pas notamment de risque d'abus ou de dépendance", précise par ailleurs l'ANSM.


A. Lo.

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