L'épidémie de choléra à Mayotte touche désormais 85 personnes, selon le dernier bilan de Santé publique France.
Une campagne de recrutement de nouveaux réservistes sanitaires pour remplacer ceux dont la mission va s'achever est en cours.

Un bilan revu à la hausse. Le nombre de cas de choléra à Mayotte s'élève désormais à 85, selon un nouveau bilan communiqué ce vendredi 17 mai par Santé publique France. "Au 15 mai 2024, 85 cas de choléra ont été signalés à Mayotte depuis le premier cas le 18 mars 2024, dont 68 sont des cas autochtones et 17 ont été importés des Comores ou des pays du continent africain", indique l'agence sanitaire publique dans son point épidémiologique hebdomadaire.

Un précédent bilan, livré par le ministre délégué à la Santé Frédéric Valletoux mardi après-midi à l'Assemblée nationale, faisait état de 76 cas. Au total, l'épidémie a fait un mort, une fillette de trois ans, et sept cas nécessitant des soins de réanimation. La grande majorité des cas (61) ont été détectés dans la commune de Koungou, dans un quartier précaire avec des difficultés d'accès à l'eau potable et des défauts d'assainissement, principaux risques de diffusion de la maladie, rappelle Santé publique France.

"Un risque de transmission sur tout le territoire"

"Cette transmission communautaire du choléra à Koungou et le risque d'importation de nouveaux cas de choléra des Comores exposent Mayotte à un risque de transmission locale sur tout le territoire, en particulier dans d'autres quartiers précaires", souligne l'agence. Un nouveau foyer a ainsi été signalé il y a trois jours sur la commune de M'tzangamouji.

Dans son point, Santé publique France a aussi appelé à la mobilisation de nouveaux réservistes sanitaires pour remplacer ceux dont la mission va s'achever. Sur le terrain, 86 volontaires de la réserve sanitaire, gérée par Santé publique France, sont mobilisés depuis mi-avril, dont 54 spécifiquement sur le choléra, pour renforcer les soignants de Mayotte. "Certaines de ces missions arrivant à leur fin prochainement (une mission dure généralement un mois, NDLR), une nouvelle campagne de recrutement de réservistes est en cours", explique l'agence sanitaire.

Le protocole pour éviter la propagation de la maladie, lui, ne change pas. Il prévoit la désinfection du foyer du malade, l'identification et le traitement des cas contacts ainsi qu'une vaccination "en anneaux", élargie progressivement. Au 13 mai, 4456 cas contacts avaient été vaccinés sur l'île, précise l'agence, qui participe notamment à l'acquisition et à l'envoi de vaccins depuis la métropole.


I.N avec AFP

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