La cigarette électronique est utilisée par 5,4 % des 18-75 l’utilisent.
Aucune étude scientifique ne parvient à prouver la toxicité de la vapoteuse.
La puff représente un danger pour l’environnement.

Inventée en Chine en 2006, la cigarette électronique semble avoir conquis les cœurs des fumeurs. Le principe est simple : l’appareil chauffe un aérosol plus ou moins concentré en nicotine. Les liquides en vente sont composés de propylène glycol ou de glycérol, de divers arômes et éventuellement de nicotine. Ainsi, les cigarettes peuvent être rechargeables ou jetables (puffs). Selon le Centre de lutte contre le cancer Léon Bernard, “l’usage actuel d’une vapoteuse a été déclaré par 5,4 % des 18-75 ans, dont 4,3 % quotidiennement, proportions stables par rapport à 2019”. 

Vapotage : des effets sur la santé encore incertains

Les cancers liés au tabac sont dus à différentes substances cancérigènes comme le benzène, l’arsenic ou le chrome, selon l’Institut national du cancer. D’autres substances comme le monoxyde de carbone ou les particules fines sont quant à elles responsables de maladies cardiovasculaires. En ce qui concerne l’impact des cigarettes électroniques sur la santé, “le nombre d’études scientifiques sur la toxicité de la vapoteuse reste faible en raison de problèmes méthodologiques” affirme le Centre de lutte contre le cancer. Sur le long terme, les impacts négatifs ne sont pas encore prouvés, c'est pourquoi les experts sanitaires la déconseillent actuellement aux non-fumeurs.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) invite à la vigilance sur la cigarette électronique pendant que l’ANSES travaille sur l’évaluation des risques liés au vapotage. 

Cigarettes électroniques jetables : un problème environnemental

La puff est une cigarette électronique très populaire chez les ados. Elle est à prix intéressant, possède un emballage coloré, propose des saveurs sucrées et fruitées, est disponible partout et surtout, elle est jetable. Mais ce nouveau genre de cigarettes est malheureusement très polluante. Elle est fabriquée en plastique et contient une batterie au lithium. Selon l’Académie nationale de médecine, “elle est donc aussi un déchet toxique qui s’ajoute aux 4 500 milliards de mégots jetés annuellement dans le monde.” Les batteries au lithium que l’on ne peut pas retirer représentent un danger immédiat et à long terme pour l’environnement, selon une étude de l’Alliance contre le tabac. Le recyclage de ces batteries est très énergivore et pas toujours envisagé. 


Florine CAUCHIE pour TF1 INFO

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