ESSAIS - Plusieurs traitements par anticorps de synthèse contre le Covid-19 ne sont plus efficaces face au variant Omicron, indique vendredi l'agence de recherche ANRS/Maladies infectieuses émergentes.

Voilà qui semble confirmer que le nouveau variant du coronavirus, dont la découverte a été annoncée fin novembre en Afrique du Sud, rebat les cartes. Notamment en termes d'efficacité des traitements. Les résultats préliminaires d'essais précliniques sur l'efficacité des anticorps monoclonaux face au variant Omicron ont en effet montré que le Ronapreve (développé par Regeneron avec le laboratoire Roche) n'avait "plus d'activité significative contre le variant Omicron", indique un communiqué de l'agence de recherche ANRS/Maladies infectieuses émergentes, ce vendredi 24 décembre.

Deux produits toujours neutralisants

Les tests montrent également que la monothérapie Regdanvimab du laboratoire Celltrion et les bithérapies par anticorps Bamlanivimab/Etesevimab du laboratoire Lilly "n'ont plus d'activité significative contre le variant Omicron".

En revanche, deux produits ayant des autorisations d'utilisation en France conservent une activité neutralisante contre le nouveau variant, souligne l'ANRS. Il s'agit d'abord de la monothérapie Xevudy (anticorps Sotrovimab) développée par les laboratoires GSK Vir Biotechnology, "dont la baisse d'activité est modérée" et proposé pour le traitement précoce des patients infectés ayant des facteurs de risque de développer une forme grave de Covid-19. Il s'agit également du cocktail thérapeutique Evusheld du laboratoire Astrazeneca (combinaison des anticorps Tixagevimab et Cilgavimab) qui "conserve une activité neutralisante significative malgré une baisse d'activité plus importante", et proposé pour la prévention des formes sévères chez les patients immunodéprimés.

Les anticorps de synthèse sont, pour rappel, recommandés par l'OMS pour les patients âgés ou au système immunitaire déficient.


A. LG

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