SUBMERSION - 30 millions de tests ont été réalisés en décembre en France et la tendance est à la hausse. Au point qu'il faut souvent attendre de nombreux jours pour trouver un créneau.

En pharmacie, en laboratoire, à Paris comme en région, vous en croisez partout : des files d'attente interminables. Et pour cause : la France a récemment battu tous ses records de nombre de tests : près de sept millions ont été réalisés la semaine de Noël. 

"Ça fait une heure que j'attends", explique au 20H de TF1 une femme venue avec un enfant. "J'ai fait plusieurs laboratoires et j'ai fait énormément la queue ces deux derniers jours", abonde une autre. Un homme, lui, indique que "les seules possibilités étaient sur rendez-vous, pas avant mardi prochain".

Dans le laboratoire Biogroup à Ormesson-sur-Marne (Val-de-Marne), l'afflux de patients rencontré ces derniers temps est inédit. "Il y a une montée en puissance des demandes. On était, sur la semaine de Noël, à peu près à 100 demandes de PCR par jour, on est à plus de 300 aujourd'hui. Et sur ces 300, on a à peu près 50% de positifs, ce qui est énorme", indique le Dr Jean-Marc Breton, biologiste médical de l'établissement.

Alors, pourquoi ces demandes de test par centaines de milliers en France ? La semaine dernière, plus d'un million de personnes ont été contaminées dans le pays, et donc testées. Si chacune d'entre elles a au moins trois cas contacts, c'est déjà plus de trois millions de Français à dépister. Car le nouveau protocole prévoit qu'un test est nécessaire pour retourner travailler ou aller à l'école. Cela représente la grande majorité des patients aujourd'hui. 

"Plusieurs personnes de mon entourage sont cas contacts"

"Je suis cas contact. On a été appelés parce qu'il y a un cas positif dans la classe", témoigne d'ailleurs la mère d'un enfant. "J'ai plusieurs personnes dans mon entourage qui sont cas contacts", poursuit un homme venu, lui aussi, se faire dépister.

S'ajoutent aussi les personnes symptomatiques avec un doute, les non vaccinés pour leur pass sanitaire ou encore ceux qui s'apprêtent à retrouver des proches ou à voyager.

Face aux demandes en très forte hausse, une pharmacie bretonne a dû faire appel à quatre renforts. "Ça s'enchaine. Il y a une queue dehors...", détaille Marine Leroux Harcoet, étudiante en médecine sollicitée par l'établissement pour prêter main forte.

"On a des familles qui reviennent des fêtes, des étudiants et lycéens qui reprennent les cours, des parents avec leurs enfants qui veulent s'assurer que tout va bien se passer pour la reprise de l'école", précise Charlaine Baraut, pharmacienne à Brest (Finistère).

Face à la demande, certaines structures ne tiennent plus le choc. À Quimper, un centre de dépistage n'a pas ouvert mardi 4 janvier, le temps de traiter les dossiers du millier de patients accueillis la veille.


TF1 | Reportage M. Verron, M. Pirckher, J.P Féret

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