ÉPIDÉMIE - Le rappel vaccinal contre le Covid "sera possible dès que l'on aura passé le délai de 4 mois par rapport à la précédente injection et non plus de 5 mois", a annoncé Jean Castex à l'issue du Conseil de défense sanitaire.

La montée du variant Omicron, très contagieux, est au cœur de toutes les inquiétudes. Il pourrait être "dominant" en France dès le début 2022, a même prévenu Jean Castex à l'issue du Conseil de défense sanitaire, ce vendredi 17 décembre. D'où la volonté du gouvernement d'accélérer toujours plus la campagne de vaccination, même si les mesures annoncées ne prendront pas effet tout de suite.

Ainsi, "à partir du 3 janvier prochain, le délai avec la deuxième dose pour avoir accès à la dose de rappel passera de 5 à 4 mois", a annoncé le Premier ministre. L'objectif étant de renforcer la vaccination des Français face à la diffusion "fulgurante" de ce nouveau variant, a-t-il souligné.

950.000 injections ce vendredi

Face au variant Omicron, "les premières données scientifiques montrent qu'avec deux doses, le vaccin semble efficace à 70% contre les formes graves, avec trois doses, cette barrière dépasse les 90%", a indiqué le Premier ministre, qui s'est félicité par ailleurs d'un nouveau record de vaccination ce vendredi avec "plus de 950.000 injections".

"Plus de 17 millions de Français sont pleinement protégés et 25 le seront sans doute d'ici à la fin de l'année", a-t-il poursuivi. Et de préciser : "Nous nous fixons un objectif plus volontariste encore pour les semaines à venir. Nous avons les doses. J'ai demandé au ministre de la Santé, Olivier Véran, en concertation avec les élus, les professionnels de santé, les sapeurs-pompiers, les bénévoles et les étudiants, d'organiser ces prochains jours les conditions de cette mobilisation exceptionnelle". Pour ce faire, "l'État mobilisera des militaires formés à cet effet", a souligné Jean Castex.

"Alors que nous avons laissé du temps, beaucoup de temps, à ces Français qui avaient des hésitations et des doutes, nous renforcerons en janvier l'incitation à la vaccination, parce qu'il n'est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays", a enfin prévenu le Premier ministre.


V. F

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