Le Salon de l'agriculture fait son retour

Pourquoi votre baguette de pain sera bientôt moins salée

Marius Bocquet avec AFP
Publié le 9 mars 2022 à 6h38
JT Perso

Source : Sept à huit

Les acteurs de la filière boulangerie ont pour objectif de réduire de 10 % le sel dans le pain d'ici à quatre ans.
La France s'est engagée auprès de l'OMS à "réduire de 30% la consommation de sel d'ici à 2025".
Une mesure qui permet de "faire baisser la tension artérielle et le risque de maladie cardiovasculaire" selon l'organisme onusien.

Réduire de 10% le sel dans le pain d'ici à quatre ans : c'est l'objectif fixé par l'ensemble des acteurs de la filière boulangerie, qui ont signé jeudi un accord collectif volontaire lors du Salon de l'agriculture, a annoncé le gouvernement dans un communiqué. Afin de répondre à cet enjeu de santé publique, "le secteur de la boulangerie s'engage à réduire la quantité de sel dans le pain, qui représente [près] de 20% de l'apport en sel quotidien des Français", indique-t-il.

"Réduire de 30% la consommation de sel d'ici 2025"

Les meuniers, les boulangers artisanaux (CNBPF) et industriels (FEB) ont signé ce partenariat avec les directions générales de la Santé et de l'Alimentation. La fédération du Commerce et de la distribution, et certaines grandes enseignes comme Intermarché et Leclerc se sont, elles aussi, associées à cet engagement collectif à horizon 2025. La France s'est engagée auprès de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à "réduire de 30% la consommation de sel d'ici à 2025", une mesure qui permet de "faire baisser la tension artérielle et le risque de maladie cardiovasculaire", indique l'organisme onusien.

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Dans le détail, la teneur en sel devra passer de 1,7 g actuellement à 1,4 pour 100 g de pain dit courant, avec pour échéance octobre 2023. Ainsi, une baguette pesant environ 250 grammes ne pourra dépasser les 3,5 g de sel. Pour les pains de mie, la teneur en sel devra tomber de 1,21 à 1,1 g d'ici octobre 2025, soit 0,38 g maximum pour une tranche de 35 g. Dans ses derniers rapports, l'OMS étrille l'impact des mutations du système alimentaire sur la santé, avec un accès de plus en plus démocratisé aux aliments et boissons ultra-transformés, riches en sel, sucres et en graisses.


Marius Bocquet avec AFP

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