Variant Delta : la France face à une quatrième vague

Faible couverture vaccinale, taux d'incidence "stratosphériques"... Pourquoi l'exécutif durcit le ton en Guadeloupe

Publié le 28 juillet 2021 à 17h20
Une infirmière dans le service des soins intensifs au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Pointe-a-Pitre, Guadeloupe.

Une infirmière dans le service des soins intensifs au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Pointe-a-Pitre, Guadeloupe.

Source : Lara Balais / AFP

ANTILLES - En raison de taux d'incidence qualifiés de "stratosphériques" par Gabriel Attal, la Guadeloupe sera à nouveau placée en état d'urgence sanitaire ce mercredi. Le Plan blanc a également été déclenché au CHU, face à un afflux important de malades.

Comme un triste air de déjà-vu en Guadeloupe. Comme à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, l'état d'urgence sanitaire sera déclaré ce mercredi 28 juillet à minuit sur l'archipel pour "prendre toutes les mesures nécessaires afin de protéger les centres hospitaliers locaux qui pourraient rapidement se retrouver sous forte tension" avec la recrudescence de cas de Covid-19, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l'issue du Conseil des ministres.

Au CHU de Guadeloupe, le Plan blanc a également été déclenché à midi ce mercredi. LCI fait le point sur la situation de ce territoire antillais, confronté à une violente quatrième vague.

Lors de son intervention devant la presse, ce mercredi, Gabriel Attal a évoqué des taux d'incidence "véritablement stratosphériques". En quelques jours, le taux d'incidence a effectivement bondi en Guadeloupe. Il est désormais de 305 pour 100.000 habitants, soit une multiplication par six en quinze jours. Entre lundi 19 et jeudi 22 juillet, 597 cas positifs de Covid-19 ont été rapportés. Selon les autorités locales, cette forte augmentation des cas est due aux fêtes et regroupements trop nombreux.

D'autre part, la faible couverture vaccinale au sein l'archipel ne suffit pas à freiner les contaminations. "En Guadeloupe, seuls 15% de la population est complètement vaccinée", a souligné Gabriel Attal.

L'état d'urgence permet de limiter la circulation des personnes

Pour tenter de freiner au plus vite cette quatrième vague, le gouvernement compte donc sur l'état d'urgence sanitaire. Cette mesure doit notamment permettre de limiter la circulation des personnes, voire d'ordonner un reconfinement local en cas de circulation trop active du virus. "Cela permet aux préfets, en lien avec les élus et les agences régionales de santé, de prendre des mesures supplémentaires", a rappelé le porte-parole. "Ça peut être un couvre-feu ; ça peut, dans les cas les plus extrêmes, être un confinement", a-t-il ajouté.

Des capacités hospitalières limitées

Alors que les malades commencent à affluer vers les hôpitaux, ceux-ci pourraient rapidement se retrouver sous forte tension. Comme au mois de mars 2020, puis en août 2020, ce sont les services d'infectiologie et de réanimation qui sont submergés de patients, explique Guadeloupe La 1ère.

Au centre hospitalier de Guadeloupe, le service de réanimation ne peut accueillir que 22 malades. Le Plan blanc, déclenché ce mercredi, devrait permettre d'augmenter cette capacité à "une cinquantaine de lits en réanimation, en mettant en commun les moyens du public et du privé", explique auprès de la chaîne publique Patrick Portécop, médecin chef du pôle Urgences soins critiques.

Coronavirus : comment fonctionne le plan blanc dans les hôpitaux ?Source : JT 13h Semaine
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"Il faut tout faire pour empêcher que les hôpitaux dans ces territoires soient submergés à cause de cette nouvelle vague de l'épidémie", a insisté ce mercredi Gabriel Attal.


La rédaction de TF1info

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